«Dread Hunger»: un mélange audacieux de survie et de tromperie

Huit explorateurs essaient de faufiler leur navire à travers un passage étroit dans l’Arctique impitoyable du XIXe siècle.
Photo: Dread Hunger Team  Digital Confectioners Huit explorateurs essaient de faufiler leur navire à travers un passage étroit dans l’Arctique impitoyable du XIXe siècle.

Ces dernières années, les jeux de déduction en groupe ont vu leur popularité exploser. On n’a qu’à penser à l’énorme succès qu’a connu Among Us. D’autres titres sont venus ajouter leur touche personnelle au genre et c’est le cas de Dread Hunger, qui combine une dynamique de tromperie et de déduction en groupe avec des mécanismes de survie, d’aventure et de combat.

La mise en scène est la suivante : huit explorateurs essaient de faufiler leur navire à travers un passage étroit dans l’Arctique impitoyable du XIXe siècle. Parmi les membres de l’équipage, deux traîtres, nommés « Thralls », aux allégeances douteuses, font appel à de sombres pouvoirs pour saboter l’expédition. Chaque joueur incarne un membre de l’équipage (le capitaine, l’aumônier, le cuisinier, le médecin, etc.) Les huit rôles n’existent que dans le seul but d’encourager les joueurs à jouer un personnage, que ce soit vocalement ou à travers leurs actions, et d’ainsiplanter le décor. Au-delà de ces quelques éléments narratifs, Dread Hunger n’a pas vraiment d’histoire à proprement parler. Ce sont les joueurs qui créent l’intrigue.

Une fois la partie commencée, les joueurs doivent, d’une part, explorer les environs pour trouver du charbon et du bois, question d’alimenter la fournaise du navire et de lui permettre d’avancer. Ils n’ont que trois jours pour se sortir du pétrin. Le troisième jour, le blizzard s’abat sur eux et, s’ils ne sont pas déjà arrivés à l’iceberg qui bloque le passage (l’étape finale) et en voie de le faire exploser, c’est peine perdue. Entretemps, ils doivent aussi survivre, c’est-à-dire trouver et préparer leur nourriture, se réchauffer autour d’un feu, fabriquer des armes pour se défendre contre les animaux sauvages, etc.

Le danger vient aussi des deux traîtres choisis au hasard qui se cachent dans les membres l’équipage. Ils sont soumis aux mêmes mécanismes de survie, mais leur objectif est d’empêcher le navire d’atteindre la haute mer. Pour ce faire, ils peuvent user de magie noire pour saboter l’embarcation, tuer les membres de l’équipage ou, s’ils sont d’habiles menteurs, les retourner les uns contre les autres. L’expérience du traître est compliquée par le fait que les joueurs ont deux vies. Lorsqu’un joueur est tué une première fois, il est envoyé dans la prison du navire et les autres joueurs peuvent le libérer… s’ils le jugent digne de confiance. Ainsi, la force brute n’est pas toujours la meilleure avenue, et les traîtres doivent jouer avec finesse, sans quoi ils seront vite démasqués.

On comprend que, comme dans tout jeu de déduction et de tromperie en groupe, la qualité de l’expérience dépend presque entièrement des personnes avec lesquelles on joue. Les éléments de survie sont amusants et permettent au jeu de se démarquer des autres du genre, mais la dynamique de tromperie et de déduction en groupe reste son point fort. Les écouteurs et le micro ne sont évidemment pas optionnels, et il sera préférable de jouer avec des personnes que l’on connaît ou avec des inconnus qui ont une définition du plaisir similaire à la nôtre. 

Dread Hunger

★★★★

Développé par Dread Hunger Team et publié par Digital Confectioners. Offert sur PC (Steam) seulement.

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