«Young Souls» plaira aux amateurs de «beat’em up» nostalgiques

Deux ados rebelles tentent de libérer leur père adoptif captif d’un empire souterrain peuplé de gobelins.
Photo: 1P2P Deux ados rebelles tentent de libérer leur père adoptif captif d’un empire souterrain peuplé de gobelins.

En qualité de beat’em up, Young Souls, du studio français 1P2P, est plus qu’un simple festival de coups de poing. Cette entrée rafraîchissante dans le genre s’est avérée un heureux mélange associant mécaniques de combat fluides et récit aussi drôle que touchant.

On y incarne les jumeaux orphelins Jenn et Tristan. Rebelles dans l’âme, les deux adolescents flamboyants, pour ne pas dire grossiers et impétueux, traînent une réputation de parias turbulents dans leur petite ville. Ils ne font confiance qu’à leur père adoptif : un scientifique surnommé « Le Professeur ». L’intrigue démarre lorsque celui-ci disparaît mystérieusement.

Les jumeaux découvrent alors un portail dans son laboratoire, qui mène à un monde souterrain où vit une société de gobelins dont le chef s’apprête à attaquer le monde des humains. Mais la principale préoccupation de Jenn et Tristan sera de sauver Le Professeur et, pour y arriver, ils sont prêts à en venir aux coups avec tous les gobelins qui se dresseront sur leur chemin.

En ce qui concerne les mécaniques de jeu, Young Souls est un mélange de beat’em up, de RPG et de dungeon crawler. Au lieu de parcourir des niveaux les uns à la suite des autres, on se fraie un chemin dans des donjons magiques, auxquels on accède par le portail, qui doit être rechargé à l’aide de runes de pouvoir. Ces donjons ne sont pas linéaires, bien que plusieurs chemins ne soient déverrouillés qu’avec des clés ramassées en chemin. On peut aussi retourner en ville à n’importe quel moment pour améliorer nos armes ou nos capacités. On peut même aller au gym pour y faire de mini-jeux d’exercice qui nous permettent d’améliorer les attributs physiques des jumeaux.

Les combats sont fluides et percutants peu importe l’arme utilisée. Épées, marteaux, haches lourdes, dagues : chaque arme a ses avantages et ses inconvénients, et il vaut la peine de les expérimenter toutes pour trouver sa combinaison préférée. Les attaques de base s’enchaînent en combos de trois ou quatre coups, qui permettent de remplir des barres de mana pour des attaques spéciales. Il ne suffit pas pour autant de marteler le bouton d’attaque. Le jeu récompense les joueurs qui savent bien se positionner et synchroniser leurs manœuvres défensives.

Les gobelins esquivent, bloquent et parent eux aussi, et leurs caractéristiques changeantes nécessitent une adaptation constante. Sans surprise, c’est contre les boss que nos compétences sont le plus mises à l’épreuve. On doit parer des attaques spécifiques pour s’offrir des possibilités de contre-attaques. Souvent, on devra aussi les battre en plusieurs phases, ceux-ci devenant plus rapides et plus agressifs de l’une à l’autre.

On peut jouer à ce jeu à deux sur un mode local, mais Young Souls se joue très bien seul aussi. Une touche permet de passer rapidement d’un jumeau à l’autre pour enchaîner les combos en multipliant les entrées et les sorties dans l’arène. C’est encore plus efficace quand on équipe Jenn et Tristan d’armes et d’armures aux styles complémentaires, pour couvrir nos bases contre tous les types de menaces.

 

Young Souls

★★★★

Développé par 1P2P et publié par The Arcade Crew et DotEmu. Offert sur PlayStation 4, PC, Xbox One, Switch et Stadia.

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