«Guilty Gear: Strive»: une très belle surprise

D’un raffinement exceptionnel, le jeu d’Arc System Works est une perle rare dans l’univers du jeu de combat.
Photo: Bandai Namco D’un raffinement exceptionnel, le jeu d’Arc System Works est une perle rare dans l’univers du jeu de combat.

C’est une de nos plus belles découvertes de l’année. Le petit dernier d’Arc System Works, Guilty Gear: Strive, est d’un raffinement exceptionnel, une perle rare dans l’univers du jeu de combat japonais en deux dimensions.

En personne, devant la télévision comme en ligne, on a été charmé. Si bien qu’on s’est rapidement surpris à magasiner les manches à balai de style arcade, alors que les jeux de combat ne sont habituellement pas notre tasse de thé.

Ce genre de jeu fait en effet partie des jeux les plus difficiles d’approche. Mécaniques aliénantes, combos obtus, communauté en ligne (très) compétitive : les jeux de combat n’ont pas la plus alléchante des réputations. Mais Strive, même s’il a ses défauts, arrive à se faire accueillant au nouveau venu.

Dès les premières minutes, un tutoriel nous a permis de prendre ses systèmes en main.

À partir de là, on a directement sauté dans le mode en ligne, dans lequel on a évalué nos capacités avant de se placer face à des adversaires de notre niveau.

On s’est bien entendu fait laver bien des fois, mais on a toujours eu une idée de ce qui clochait dans notre performance. Guilty Gear: Strive a le mérite d’avoir des visuels sans trop de fla-fla, qui aident à comprendre l’action qui se déroule à l’écran.

En mode solo, on peut continuer à apprendre les rouages et les capacités cachées de la vingtaine de personnages à notre disposition au cours de différentes « missions ». Dommage, par contre, que le mode « histoire » ne soit qu’une (très, très) longue animation sans interactivité.

Et la communauté qui s’est bâtie autour du jeu est là pour nous aider. Une foule de vidéos sont disponibles en ligne pour nous expliquer les subtilités.

Mais surtout, Strive arrive à éliminer les distances, littéralement.

Contrairement à bien des jeux de combat qui choisissent d’introduire un délai entre le moment où l’on presse un bouton sur la manette et ce qui se passe à l’écran pour compenser une connexion Internet trop lente, son système de jeu en ligne de rollback frames permet d’éliminer complètement ces délais.

Expliquons grossièrement : ici, nos actions prennent place sur notre machine instantanément avant d’être synchronisées avec la machine de notre adversaire. Le logiciel corrige ensuite les erreurs si vite qu’on n’a pas le temps de s’en rendre compte. En résultent des duels d’une fluidité franchement remarquable, même contre des gens à l’autre bout de la planète.

On regrette toutefois à quel point le jeu prend son temps pour communiquer avec les serveurs d’Arc System Works, qu’on soupçonne localisés au Japon. On a passé de longues minutes à attendre qu’on nous connecte, abasourdi, devant l’écran.

La trame sonore absolument géniale de Guilty Gear: Strive (chaque personnage a sa chanson !) qui nous accompagne en jeu nous a aidé à pardonner cette lacune.

Après plusieurs heures de jeu, on a encore l’impression de n’avoir effleuré que la surface de Strive et c’est pour le mieux. Il y a tant à apprendre. Voilà un projet parfait pour le temps des Fêtes, en espérant qu’il y en ait un.
 

Guilty Gear : Strive

★★★★ 1/2

Conçu par Arc System Works et édité par Bandai Namco. Offert sur bornes d’arcades, pour Sony PlayStation 4 et 5 et pour PC Windows (Steam).

À voir en vidéo