Destins croisés d'attachants vingtenaires

Les acteurs principaux de la série dramatique «Nous», Chanel Mings, Nicolas Fontaine, Laetitia Isambert, Kevin Ranély et Marianne Fortier
Photo: Eric Myre Les acteurs principaux de la série dramatique «Nous», Chanel Mings, Nicolas Fontaine, Laetitia Isambert, Kevin Ranély et Marianne Fortier

Première série de la dramaturge Dominick Parenteau-Lebeuf, Nous débarque jeudi sur Club Illico et ralliera bientôt les adeptes d’histoires réconfortantes portées par des personnages auxquels on s’attache ou on s’identifie d’emblée. Des histoires pleines d’émotions « sans carabines ni hémoglobine », comme l’a promis la scénariste à la suite de la présentation des deux premiers épisodes de cette série que Denis Dubois, vice-président, contenus originaux chez Québecor contenu, qualifie de « feuilletonnante ».

Si Nous repose principalement sur Camille (Marianne Fortier), qui revient de passer quatre mois en Amérique du Sud pour encaisser le décès de sa grand-mère et « BFF » Carmel (Louise Latraverse), Nous met en vedette quatre autres personnages : Anaïs (Chanel Mings), Margaux (Laetitia Isambert), Thibault (Kevin Ranély) et Alexis (Nicolas Fontaine), qui ont croisé la route de la première 24 ans auparavant.

Outre le script-éditeur Normand Canac-Marquis, Dominick Parenteau-Lebeuf a pu compter sur deux alliés de taille, soit Anne Boyer, de Duo Productions, et Yannick Savard, le réalisateur de Piégés. « Un trio d’enfer ! » lance la prolifique dame du petit écran, encore émue d’avoir dit adieu aux personnages de L’heure bleue, téléroman qu’elle a écrit avec son fidèle complice Michel D’Astous durant cinq saisons.

Bien que les 12 autres épisodes de la première saison n’aient même pas encore été tournés — « ils sont écrits », assure la scénariste —, Anne Boyer avoue spontanément qu’elle souhaite que Nous dure aussi cinq saisons et que chacune tourne autour d’un membre du quintette. « La deuxième saison serait consacrée à Alexis… » souffle-t-elle.

Bienvenue chez NOUS

Aspirante architecte et diseuse de bonne aventure, Anaïs vient d’emménager, à l’instar du conseiller financier de Camille (Guillaume Champoux), dans un édifice multifonctionnel appelé NOUS, c’est d’ailleurs dans ce bâtiment qu’avaient été construites les cellules de Piégés.

Révélant que la série a failli s’appeler La pouponnière, Dominick Parenteau-Lebeuf explique comment elle a choisi le titre : « Le projet a connu beaucoup de développements en six ans ; le titre vient d’un brainstorm chez Duo, mais je voulais lui donner un sens accru. En marchant dans le Jardin botanique me sont apparues ces lettres-là sur un building défraîchi. Tout s’est alors cristallisé autour de ce lieu, puis ça a donné un sens à l’histoire et propulsé ces cinq destins-là. »

Anaïs a pour voisine Margaux, prof de piano et DJ, dont la mère (Macha Limonchik), qui souffre d’un cancer, partage un lourd secret avec la mère de Camille (Élise Guilbault). Comme le père de Camille (Marc Béland), celui de Margaux (Patrick Goyette) ne voudra pas lever le voile sur les secrets de famille.

Viennent ensuite Thibault, bon ami de Margaux et flamboyant barista du café sis au rez-de-chaussée de NOUS, ainsi qu’Alexis, qui travaille aux serres urbaines situées derrière NOUS. Entre ce dernier, qui néglige sa médication au grand dam de sa collègue, et Camille, qui vient d’être embauchée dans une agence de voyages gérée par un ancien acteur (Louis Champagne), c’est le coup de foudre. Vous aurez deviné où se trouve l’agence…

Lorsque les cinq vingtenaires se retrouvent par hasard au café puis coincés dans l’ascenseur, Anaïs a une vision : des bébés pleurant dans une pouponnière. En attendant les secours du concierge (Ted Pluviose), ils découvrent qu’ils ont été voisins de pouponnière en mai 1997. La scénariste promet que les dons de voyance d’Anaïs « ne seront pas appuyés, mais serviront l’histoire » — le script-éditeur et le réalisateur y ont veillé.

À des lieues de l’anxiogène Piégés, Yannick Savard a créé une atmosphère enveloppante doublée d’une lumière caressante, et a intégré le split-screen (l’écran fractionné) avec parcimonie afin d’épouser le rythme soutenu des intrigues parallèles. « La première chose que j’ai dite en meeting, se souvient-il, c’était que je sentais une lumière chaleureuse et bienveillante. C’était ce qu’on voulait à l’origine, quand on tournait en pleine pandémie, mais je crois qu’encore aujourd’hui, on a besoin de cette humanité-là. »

 

Nous 

Les épisodes 1 à 6 sont accessibles dès le jeudi 2 décembre sur Club Illico. Les épisodes 7 à 12 seront accessibles dès le jeudi 20 janvier.

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