L'insatiable curiosité de Laurent Duvernay-Tardif

Des questions, Laurent Duvernay-Tardif en a en réalité des tonnes qui lui brûlent les lèvres chaque jour.
Photo: Ève Lavoie Des questions, Laurent Duvernay-Tardif en a en réalité des tonnes qui lui brûlent les lèvres chaque jour.

On le connaissait déjà joueur de football professionnel, médecin, mais voilà que Laurent Duvernay-Tardif se glisse dans la peau d’un animateur. Dans la nouvelle série documentaire J’ai une question, il part à la recherche de réponses sur des enjeux de société qui le touchent personnellement.

« J’adore être un athlète professionnel de haut niveau et je vais l’être aussi longtemps que je vais pouvoir. Mais ultimement, le Laurent qui pose beaucoup de questions et qui est un peu hyperactif, c’est celui que je suis au quotidien », a-t-il fait valoir en conférence de presse mardi, en présentant ce nouveau projet « 100 % à [son] image ».

Des questions, Laurent Duvernay-Tardif en a en réalité des tonnes qui lui brûlent les lèvres chaque jour. Pour cette première saison, il a toutefois dû restreindre sa curiosité et creuser seulement quatre sujets qui l’interpellent. Les quatre épisodes de 60 minutes, offerts sur la plateforme Crave dès mercredi, porteront ainsi sur le dopage sportif, l’obésité, l’autonomie alimentaire et l’incidence de la technologie sur le sport.

Pour assouvir sa soif de connaissances, confronter ou confirmer son opinion, mais surtout informer les Québécois qui regarderont sa série documentaire, l’athlète est allé à la rencontre de nombreux intervenants pour récolter autant des témoignages que l’avis d’experts et de militants.

« D’une certaine façon, c’est de la prévention primaire [que je fais]. D’un point de vue de santé publique, c’est donner des informations à des gens pour qu’ils puissent bâtir leur propre opinion de façon objective », estime-t-il, soulignant avoir pour sa part « beaucoup appris ».

Mains dans la terre

Il a également choisi d’incarner ses sujets à l’écran. On le voit passer une batterie de tests pour savoir s’il devrait s’inquiéter pour sa santé, du haut de ses 315 livres. On l’accompagne à l’épicerie, où une nutritionniste le guide dans ses choix alimentaires. On le voit aussi passer un test antidopage ou encore mettre les mains dans la terre pour planter des fraises dans un champ.

À travers ces diverses expériences et ses multiples rencontres, Laurent Duvernay-Tardif se confie également sur ses préoccupations, ses doutes, son passé et son avenir. « J’étais pas tout le temps 100 % à l’aise, mais […] pour être authentique, il fallait que je sacrifie d’une certaine façon un peu de ma vie privée », indique-t-il, ne regrettant pas de s’être autant dévoilé. A-t-il aimé se retrouver dans le rôle de l’intervieweur plutôt que de l’interviewé ? « Ce que j’ai retenu de l’expérience, c’est qu’il faut que tu sois dans le moment présent. C’est vraiment une job qui prend toute ton attention si tu veux être bon. Et je suis content que l’émission ne soit pas live, ça aurait été autre chose », reconnaît-il.

Il estime par contre que son expérience et son statut d’athlète l’ont aidé dans son rôle d’intervieweur, lui donnant un accès plus facile à certaines confidences. Au cours du premier épisode, par exemple, il obtient notamment les témoignages de l’ex-cycliste Geneviève Jeanson et de l’ex-joueur des Carabins de l’Université de Montréal, Olivier Renière, qui ont tous deux été sanctionnés pour dopage durant leur carrière.

Et finalement, se pose-t-il encore des questions ? « Des millions », répond Laurent Duvernay-Tardif, qui a tout un carnet rempli d’idées de sujets à fouiller.

« On ne sait pas encore s’il va y avoir une deuxième saison, ce n’est pas confirmé. On va donc garder les sujets en banque », s’est contentée de commenter Mélanie Bhérer, directrice générale, Variété, style de vie et documentaire chez Bell Média.

 

J’ai une question

Série documentaire en quatre épisodes réalisée par Frédéric Nassif, produite par KOTV en collaboration avec Bell Média et diffusée sur la plateforme Crave à partir du 1er décembre.

À voir en vidéo