Des chevaux et des hommes

Le long métrage tire plutôt sa force des connaissances de Richard Blackburn sur les chevaux, alors qu’il parle des hôpitaux de campagne vétérinaires ou encore de la différence entre les équidés canadiens et européens.
Photo: Canal D Le long métrage tire plutôt sa force des connaissances de Richard Blackburn sur les chevaux, alors qu’il parle des hôpitaux de campagne vétérinaires ou encore de la différence entre les équidés canadiens et européens.

Un siècle après son grand-père, soldat du 116e Bataillon canadien, Richard Blackburn retrace le chemin parcouru par celui-ci lors des cent derniers jours de la Première Guerre mondiale en 1918. Chevauchant Archibald et Clochette, deux chevaux canadiens, le cavalier tente d’instruire adultes et enfants, tout comme historiens et passionnés qui croisent son chemin sur le rôle primordial qu’ont joué ces équidés à l’époque.

C’est d’ailleurs ainsi que le documentaire de 90 minutes livre la majorité de ses informations, bien que Louise Leroux ajoute quelques détails ici et là par le biais de la narration. Cette mécanique, bien qu’intéressante, amène cependant des longueurs dans l’œuvre, les dialogues n’étant pas synthétisés, puisqu’authentiques.

Le long métrage tire plutôt sa force des connaissances de Richard Blackburn sur les chevaux, alors qu’il parle des hôpitaux de campagne vétérinaires ou encore de la différence entre les équidés canadiens et européens. Les archives, parfois très crues, forment quant à elles la seconde force de l’œuvre, leur insertion en fondu avec des images d’actualités amène un certain dynamisme et des parallèles intéressants, contrairement au montage qui propose un rythme assez lent.

Arborant fièrement un réel coquelicot trouvé au cours de son périple d’Amiens, en France, à Mons, en Belgique, Richard Blackburn rend un hommage passionné à la plus noble conquête de l’homme, le cheval.

Le cheval oublié

Canal D, le 10 novembre, 21 h

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