Guillaume Lemay-Thivierge clarifie sa position sur la vaccination contre la COVID-19

Guillaume Lemay-Thivierge insiste: il n’est ni antivaccin ni contre les mesures sanitaires.
Photo: Capture d'écran Guillaume Lemay-Thivierge insiste: il n’est ni antivaccin ni contre les mesures sanitaires.

Accusé sur les réseaux sociaux d’être antivaccins, Guillaume Lemay-Thivierge a assuré une nouvelle fois ne s’opposer ni aux vaccins ni aux mesures sanitaires contre la COVID-19. Le comédien et réalisateur soutient être prêt à recevoir ses deux doses, mais il dit attendre l’homologation du vaccin québécois Medicago.

« On vient me dire à moi, publiquement, que je suis un antivax, parce que je réfléchis, parce que je m’informe et parce que je n’ai pas pris ma décision encore. Je le sais bien que l’étau se resserre. […] Mais il faut au moins donner le droit à ceux à qui on dit “vous avez le droit de choisir”, le temps de choisir. Et celui que j’ai choisi n’est pas disponible actuellement », lance-t-il dans une vidéo publiée sur son compte Facebook en début d’après-midi vendredi.

Depuis jeudi, le réalisateur est tantôt vivement accusé sur les réseaux sociaux d’être un antivaccins, tantôt pris en exemple par les plus fervents critiques des vaccins contre la COVID-19. C’est un article de La Presse qui a lancé la controverse jeudi en révélant que le comédien a perdu un contrat de réalisation d’épisodes de District 31 cet automne parce qu’il n’avait pas encore reçu ses deux doses.

Dans une première déclaration officielle transmise aux médias tard jeudi, Guillaume Lemay-Thivierge avait déjà soutenu attendre de pouvoir recevoir le vaccin de son choix, celui avec lequel il se sentait « confortable ». Il s’agit du vaccin de la biopharmaceutique québécoise Medicago, qui devait être commercialisé dès cet automne, mais dont l’homologation a été repoussée.

Estimant que « la situation dérape » malgré cette première mise au point, l’animateur a pris une nouvelle fois la parole publiquement, cette fois sur les réseaux sociaux.

« ​Je m’engage à me faire vacciner parce que je n’aurais pas le choix de le faire de toute façon si je veux continuer à vivre en société. Est-ce que vous me permettez de choisir celui que je veux avoir ? » poursuit-il devant la caméra de son téléphone, en direct de sa voiture. L’animateur assure même être prêt à recevoir un autre vaccin s’il ne peut recevoir son premier choix : « Je ne vivrai pas en marge de la société, tout seul de mon bord. J’ai une famille. Je veux faire partie de la gang. »

Guillaume Lemay-Thivierge insiste : il n’est ni antivaccins ni contre les mesures sanitaires. La Presse rapportait jeudi que l’animateur aurait demandé à deux restaurants de l’admettre dans leur salle à manger même s’il n’avait pas de preuve vaccinale. Il aurait aussi contacté des collègues dans le milieu artistique pour qualifier leur adhésion aux mesures sanitaires de « lavage de cerveau ».

« J’ai jamais essayé de dire à quelqu’un “fais-toi pas vacciner”. Tout le monde est libre de ses choix », se défend-il. L’animateur assure de plus respecter « à la lettre » les règles en place, telles que porter son masque au travail ou y respecter la distanciation physique.

Plus tard en soirée, le comédien a confirmé, dans une autre vidéo, la fin du contrat de « près de 13 ans » qui en faisait le porte-parole de la compagnie automobile Hyundai, « pour les raisons que vous devinez bien ». Il continue cependant d’animer l’émission de variétés Chanteurs masqués, diffusée par TVA et dont le tournage se termine le 28 septembre prochain. Il est aussi à la barre du docuréalité Si on s’aimait, diffusé par le même réseau et dont le tournage a pris fin le mois dernier.

Des règles floues

À l’heure actuelle, les règles encadrant la vaccination des personnes qui travaillent sur les plateaux de télévision demeurent floues et varient d’un endroit à l’autre. Sur le plateau de District 31, par exemple, on a exclu Guillaume Lemay-Thivierge parce qu’il n’avait pas de passeport vaccinal. Il n’a toutefois pas été possible de confirmer si le passeport est exigé de la part de tous les employés. La société de production de l’émission, Aetios, a refusé de commenter la situation. Tout comme la productrice, Fabienne Larouche.

Québecor et ses filiales — dont TVA — comptent de leur côté exiger le passeport vaccinal à tous leurs « employés, fournisseurs, visiteurs, sous-traitants et consultants », et ce, à compter du 1er novembre, selon les informations de La Presse. Toujours selon le quotidien, Bell Média, qui détient les chaînes Noovo, Canal Vie et RDS, a récemment implanté une politique semblable à celle de Québecor. Radio-Canada, de son côté, n’impose pas le passeport vaccinal.

Contactée par Le Devoir, la présidente de l’Union des artistes n’était pas disponible vendredi pour commenter le sujet.

Avec Zacharie Goudreault

 

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