​Sur vos écrans: rentrée «spécialisée», deuxième partie

Une scène tirée de la série documentaire «Le jour J»
Photo: Canal Vie Une scène tirée de la série documentaire «Le jour J»

La « sécurité » à visage humain

Parmi tous les acronymes d’organismes publics, celui de COS ne vous dit probablement pas grand-chose. Cette nouvelle docusérie sur des « métiers » vous apprendra de quoi il s’agit, mais surtout le fera de façon fascinante. Il s’agit ici du Centre opérationnel de sécurité, un organisme doté d’une patrouille mobile que son coordonnateur qualifie volontiers de « 911 » du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. C’est par lui que transitent toutes les demandes d’assistance aux urgences et tous les problèmes majeurs de surveillance et de sécurité touchant l’un des nombreux services et établissements chapeautés par le CIUSSS.

Chaque épisode nous fait découvrir le travail de terrain de ses agents et patrouilleurs, souvent bien loin de l’image que l’on peut se faire de l’agent de sécurité typique, très souvent en contexte d’interaction et d’intervention auprès des clientèles du CIUSSS, des cliniques de vaccination (dont celles contre la COVID-19) aux lieux fréquentés par les personnes en situation d’itinérance. Le premier épisode donne un aperçu de la délicate tâche des agents d’intervention au Centre jeunesse Cité-des-Prairies, qui accueille beaucoup d’adolescents judiciarisés ou en difficulté d’adaptation.



Montréal sous surveillance
Canal D, jeudi, 19 h 30

Gagner du temps, vraiment ?

Nous sommes très curieux de voir cette série documentaire québécoise, produite en anglais, au ton et à la facture visuelle un peu rigolos, qui déconstruit à coups de statistiques éclairantes et de calculs pas trop savants l’argumentaire d’économie de temps qui a justifié l’essor de certaines inventions humaines relativement récentes. C’est du moins ce qu’annoncent les extraits que nous avons pu voir d’un épisode consacré au gobelet à café jetable, dont les avantages en économie de temps dans nos « petites vies » et en profits pour de nombreuses entreprises commerciales se soldent par un déficit environnemental inquiétant. Plus vite ! À la recherche du temps se penchera ainsi sur les conséquences économiques, sociales et scientifiques de créations dont on voudrait parfois pouvoir se passer, comme les autoroutes et les centres commerciaux.



Plus vite ! À la recherche du temps
Canal D, vendredi, 19 h

Julie déménage

 

À quelques semaines de son retour à la barre de son talk-show quotidien sur Noovo, la démone de la télé québécoise dévoile un pan de sa vie privée dans une série documentaire consacrée à son déménagement de l’immense maison centenaire (10 000 pieds carrés !) dans laquelle elle a élevé ses enfants pour prendre un nouveau départ dans un modeste condo de 2500 pieds carrés… Mais comment y arrivera-t-elle ? Les dix épisodes de cette production nous l’apprendront sans doute un peu, beaucoup… Les trop courts extraits que nous avons pu voir avant d’écrire ces lignes donnent l’impression qu’on est devant une émission de décoration (Mme Snyder fait appel à quatre designers d’intérieur pour s’occuper de son nouveau logis) qui fait la part belle aux confidences de sa star, qui voit dans ce déménagement une dernière étape vers sa nouvelle vie, nécessitant beaucoup de ménage, de lâcher-prise et de retours dans ses souvenirs.



Le jour J
Canal Vie, mercredi, 20 h

Des amis poilus, bis

 

Après Zoothérapie, lancée la semaine dernière à Moi et cie, on a droit à une autre série documentaire qui met en lumière les bienfaits que peuvent apporter les petites (et plus grandes) bêtes aux personnes vulnérables, malades, ou tout simplement anxieuses. Escouade poilue montre en huit épisodes le travail d’Anne Caroline Coutu, une ancienne vendeuse qui s’est lancée dans la zooanimation dans les écoles, les garderies, les CHSLD, où elle entraîne sa ménagerie pour stimuler, soigner et apporter du bonheur à ceux qui en ont le plus besoin. De la télé doudou pour les journées tristes.



Escouade poilue
Canal Vie, lundi, 19 h 30

Le visionnement de la semaine

Les séries de vampires se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Cette série norvégienne semble à première vue tomber dans une heureuse catégorie, celle d’un polar qui joue dans les platebandes de la comédie noire rouge sang ! On y fait la connaissance de Live, une trentenaire découverte morte dans un champ, mais qui se réveille quelques heures plus tard sur une table d’autopsie et qui constate des transformations physiques et des envies irrépréhensibles d’hémoglobine… Elle devra apprendre à vivre avec cette condition, qui pourrait avoir des conséquences funestes pour certains de ses concitoyens de Skarnes, mais qui pourrait aussi donner un coup de pouce à l’entreprise familiale de pompes funèbres qui éprouve d’importantes difficultés financières.



Post mortem : personne ne meurt à Skarnes
Netflix, dès le 25 août

À ne pas manquer

Quelque chose de pourri...
 

Non pas au Danemark, mais dans la Suède voisine, du moins dans cette série de fiction primée à l’édition 2020 du festival de télé Canneseries. Ce mélange de suspense, de comédie noire et de romance nous entraîne avec Johnny (Fares Fares, vu dans la minisérie Tchernobyl), un chauffeur nouvellement engagé par la communauté « idyllique » fermée de Jordnära, prospère grâce à sa ferme biologique, dirigée par Maud (Anna Björk). Dès sa première mission, soit d’emmener deux jeunes filles dans la communauté, où elles seront appelées à se joindre à l’équipe de gymnastique, le nouvel employé sent que quelque chose ne tourne pas rond dans ce paradis, qui s’avère rapidement raciste et mafieux…



Partisan (V.F.)
Club Illico, dès le 26 août



À voir en vidéo