«Domina»: péplum au féminin

Crave

Les péplums ne sont pas légion au petit écran. Ce genre à grand déploiement coûte une fortune ; parlez-en aux créateurs de l’ambitieuse série Rome (diffusée à HBO entre 2005 et 2007), annulée après deux saisons très onéreuses. Les créateurs deDomina, une production du groupe britannique Sky, ont sans doute eu des ambitions un peu plus modestes, même s’ils ont tourné au même endroit (les studios Cinecittà) et qu’ils se sont intéressés à peu près la même période, soit la fin de la République et le début de l’Empire. En plus de miser sur de nombreuses scènes à caractère sexuel et de combats violents.

Au-delà de ces « artifices » plus ou moins dérangeants, auquel on peut ajouter la langue (anglaise) souvent très « fleurie » des personnages, l’intérêt de Domina réside dans sa façon de raconter cette période mouvementée de l’histoire romaine à travers le destin d’un personnage féminin d’exception. On suit au fil des huit épisodes l’ascension de Livia Drusilla, épouse d’Auguste, dans les hautes sphères du pouvoir, dès l’adolescence, au lendemain de l’assassinat de César jusqu’à l’accession au trône de son fils Tibère.

La série lève ainsi le voile sur le sort peu enviable des femmes, y compris celles de très haut rang, à travers les diverses intrigues, d’intérêts très variables, auxquelles sont mêlées les amies et ennemies de l’ambitieuse impératrice. Cette originalité, principal atout de la série, et le jeu convaincant de l’ensemble de la distribution compensent les faiblesses des dialogues, très (et souvent trop) « explicatifs » et la réalisation plutôt anonyme. Pas un incontournable, mais un divertissement de bonne tenue.

 

Domina (V.O.A. seulement)

Crave, dès le 18 juin