«Zoo, une cage dorée?»: la captivité et la morale

«Zoo, une cage dorée?», une  production d’Urbania réalisée par Erika Reyburn («Enquêtes  Incendies»)
Photo: Radio-Canada «Zoo, une cage dorée?», une production d’Urbania réalisée par Erika Reyburn («Enquêtes Incendies»)

Certains jardins zoologiques québécois très populaires ont rouvert leurs portes la semaine dernière, après une longue pause COVID, pour le grand bonheur des petits et grands amoureux des animaux. Les plus « grands » d’entre eux devraient peut-être regarder ce documentaire qui pourrait fortement ébranler certaines convictions sur le bien-être animal, la mission des zoos et leur « moralité ».

Zoo, une cage dorée ?, une production d’Urbania réalisée par Erika Reyburn (Enquêtes Incendies) pose d’entrée de jeu une question qui embêtera les plus fervents des zoos, même les plus respectueux : sont-ils des milieux de vie convenables pour les animaux sauvages ? Le documentaire présente de façon équitable et mesurée les points de vue divergents de ses intervenants, essentiellement des responsables d’institutions zoologiques importantes au Québec (zoo de Granby, zoo Ecomuseum, Familizoo), des chercheurs en matière d’éthique et de justice et des militants des droits des animaux.

Il réfléchit surtout sur la pertinence des missions de conservation et d’éducation que se sont données les jardins zoologiques. Il est question des effets de la captivité sur le comportement des animaux et sur leur santé, dans des conditions optimales et dans des conditions atroces, avec un long segment consacré au tristement célèbre zoo de Saint-Édouard. Le film met en lumière le cadre législatif provincial de protection des animaux en captivité, certes amélioré, mais toujours insuffisant pour prévenir la négligence de propriétaires de zoo plus soucieux des profits que de leurs bêtes.

 

Zoo, une cage dorée?

ICI Télé, samedi, 22 h 30 et à Tou.tv

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