«Valheim»: dans la tempête et le trépas

Coffee Stain Publishing

Si ce n’était sa page Steam, on ne pourrait pas savoir que le jeu Valheim est vendu en accès anticipé. Ce jeu de survie inspiré de la mythologie viking a vite ravi notre cœur, et on est impatient de voir ce que nous réserve encore le studio suédois Iron Gate.

Dans la tempête et le trépas, un corbeau géant transporte notre guerrier viking vers le monde de Valheim. Le dieu Odin nous y a envoyés pour que l’on débarrasse ce purgatoire nordique de ses « ennemis ». Seul hic, notre héros n’a emporté dans la mort qu’une paire de caleçons et une tunique. Vite, il faut trouver de quoi se vêtir et se nourrir… Et de quoi se défendre, car ce n’est pas toutes les créatures dans la faune qui nous entoure qui ne nous veulent que du bien.

À la manière d’un Minecraft, on récupère des ressources dispersées au travers d’un monde généré procéduralement pour fabriquer des outils qui nous permettront de rassembler encore plus de ressources. Et à la façon d’un Skyrim, on se bat contre des monstres et on améliore les capacités de notre personnage… pour triompher encore.

Seul ou à plusieurs, le jeu permettant d’héberger son propre serveur et ainsi d’inviter jusqu’à 10 joueurs dans son univers, on construit tranquillement une maison, puis on affronte un troll enragé et, quelques heures plus tard, on navigue sur les océans à la recherche de trésors et à la conquête de contrées inexplorées.

Des jeux de survie du genre, on en a vu plusieurs et, souvent, ils semblent vite devenir comme une corvée. On n’a heureusement pas eu cette impression dans Valheim. Certes, rassembler les ressources nécessaires à la fabrication de certains équipements peut prendre du temps, mais il y a tant à faire (et à découvrir !) qu’on en récolte déjà une bonne partie en vaquant à nos occupations du moment.

Surtout, l’aspect « survie » de Valheim n’est pas outrageusement oppressif. Tant les fans du genre et que les joueurs moins expérimentés peuvent ainsi s’y frotter. Ici, pas besoin de surveiller sa glycémie en temps réel. Oui, il faut manger et se protéger des intempéries, mais ces éléments servent surtout à rendre notre personnage plus apte à affronter ce qui l’attend. On ne vainc pas l’un des cinq grands monstres du jeu (un pour chaque biome) sans avoir le ventre plein et sans avoir passé une bonne nuit de repos.

Ajoutons à cela un look rétro qui nous rappelle l’époque de la Nintendo 64 et de la PlayStation originale absolument magnifique (La N64 et la PS1, déjà rétro ?), une trame sonore mémorable et un solide système de combat librement inspiré de celui de Dark Souls, et Valheim nous aspire pour des heures. À quand une sortie sur consoles de salon ?

  
 

Valheim

★★★ 1/2

Conçu par Iron Gate et édité par Coffee Stain. Offert pour Windows et Linux.