«Mon amour en six histoires»: les pages de leurs amours

Une année durant, dans six pays différents, autant de réalisateurs ont radiographié ces amours extraordinaires, qui s’affichent avec une humilité déroutante.
Photo: Netflix Une année durant, dans six pays différents, autant de réalisateurs ont radiographié ces amours extraordinaires, qui s’affichent avec une humilité déroutante.

Dans la chaleur ronronnante et sucrée de la cabane à sucre de la famille Isham, au Vermont, l’amour exhale de partout, inspiré par la pureté de l’attachement qui lie ses aïeux depuis presque 60 ans. David et Ginger ont l’amour tranquille et inusable au cœur de la jolie série documentaire Mon amour en six histoires. Six couples y ouvrent les pages d’une histoire commune qui relève autant du miracle que de l’acte de foi mille fois renouvelé.

Une année durant, dans six pays différents, autant de réalisateurs ont radiographié ces amours extraordinaires, qui s’affichent avec une humilité déroutante. L’ensemble est tendre et très doux. Patient aussi, à l’image de ces couples qui se sont construits au fil du temps, et qui comptent bien tenir par-delà. Si David tient à être enterré sur la ferme où il est né, par exemple, Ginger, elle, souhaite plutôt reposer auprès de ses parents, dans le cimetière voisin. Comme ça, ils pourront continuer à se faire la cour, explique-t-elle. « Quand le vent soufflera du nord, les cendres de David viendront à ma rencontre, et quand il soufflera dans le sens opposé, ce sera au tour des miennes d’aller le visiter. »

Qu’on ne se trompe pas, il n’y a rien d’angélique dans cette série qui fait du quotidien à deux, même modeste, même rude, un poème. Que ce soit dans la maison brésilienne pleine de vie de Jurema et Nicinha ou celle surchargée des Japonais Kinoku et Haruhei, des raisons de se quitter, il y en aura eu cent, peut-être mille. Mais, aucune n’aura fait le poids devant l’impossibilité d’affronter la vie sans l’autre. Précieux et inspirant.

Mon amour en six histoires (V.F. de My Love : Six Stories of True Love)

Netflix, dès le 13 avril

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