«Falcon et le soldat de l’hiver»: le legs de Capitaine America

Photo: Courtoisie / Disney+

Après en avoir ébloui plus d’un avec l’éclatée série WandaVision, où Scarlet Witch et Vision mènent une vie de banlieusards à la manière d’une vingtaine de populaires sitcoms, voilà que l’Univers cinématographique Marvel (MCU) réunit au petit écran deux amis de Capitaine America, Sam Wilson (Anthony Mackie) et Bucky Barnes (Sebastian Stan), dans Falcon et le Soldat de l’hiver. Cette fois, c’est dans les comédies policières reposant sur un tandem dépareillé, dans la tradition de Lethal Weapon et Rush Hour, que les créateurs ont puisé leur inspiration.

Trop chiche pour offrir à la presse la série complète ou, du moins, deux ou trois épisodes, Disney+ ne lui a livré que le premier épisode, où l’on prépare longuement le terrain, non sans avoir démarré sur les chapeaux de roues. En effet, pendant les dix premières minutes, les spectateurs auront droit à une époustouflante poursuite aérienne, fusillades pétaradantes et explosions spectaculaires en prime, mettant en scène Falcon et le toujours très en forme Georges St-Pierre dans le costume du vilain Batroc the Leaper. Il n’y a pas de doute : on est bien dans l’univers des Avengers.

Hélas ! les scènes suivantes se révéleront plutôt bavardes et dénuées d’humour — il n’y a que l’accent du champion québécois qui fait sourire... Si la bande-annonce promet d’irrésistibles moments comiques entre Sam et Bucky, il faudra sans doute attendre au deuxième épisode pour les savourer.

Sans leur costume et leurs alliés habituels, tous deux paraissent bien ordinaires. Tandis que Sam tente d’aider sa sœur à sauver l’héritage familial, Bucky, ex-vilain, suit une thérapie pour se débarrasser de ses cauchemars. Un peu plus et on pourrait croire que l’équipe de scénaristes menée par Malcolm Spellman (Empire) souhaitait noyer une partie du MCU dans un mélo dégoulinant de bons sentiments à la This Is Us.

L’après-Blip

Réalisée par la Canadienne Kari Skogland, qui s’est notamment illustrée en signant des épisodes de La servante écarlate, la minisérie de six épisodes reprend le fil de l’histoire après les événements d’Avengers : Phase finale, plus précisément le Blip, soit le retour des superhéros disparus en poussières cinq ans auparavant lors du Snap, claquement de doigts de Thanos ayant réuni les six pierres d’Infinité dans Avengers : La guerre de l’infini.

Rappelons que dans Avengers : Phase finale, Steve Rogers, alias Capitaine America, avait remis son bouclier à Sam. Or, ce dernier ne se sentait pas de taille à reprendre le flambeau. C’est donc sans surprise que dès le premier épisode de Falcon et le Soldat de l’hiver, il remet le précieux bien de son ami et mentor à l’armée américaine, après avoir prononcé un discours bien senti lors d’une cérémonie commémorative : « Nous avons besoin de nouveaux héros taillés sur mesure pour l’époque que nous vivons. »

De fait, l’époque semble plutôt dure pour l’humanité. Et heureusement parce que le quotidien des superhéros n’annonce rien de palpitant. Déjà ébranlés d’avoir été éradiqués de la planète pendant cinq ans, Sam et Bucky doivent mettre leurs différends de côté afin d’affronter un ennemi commun des Avengers, Zemo (Daniel Brühl), qui, dans Avengers : La guerre civile, blâmait ces derniers d’avoir provoqué la mort de sa famille lors de l’attaque d’Ultron.

Entrera également en scène Karli Morgenthau, alias Flag-Smasher (Erin Kellerman), — à l’origine un personnage masculin, qui est à la tête d’une organisation souhaitant abolir toutes les frontières. Il y a aussi fort à parier que Falcon et le soldat de l’hiver auront maille à partir avec John Walker, alias U.S. Agent (Wyatt Russell), car, à l’instar du personnage de la bédé, ce Super Patriot pourrait ternir l’héritage de Capitaine America. Pourront-ils compter sur l’aide de War Machine (Don Cheadle), fidèle allié d’Iron Man, et de la nièce de Peggy, Sharon Carter (Emily VanCamp) ?

N’ayant eu droit qu’à un bref tour de piste dans ce premier épisode, les antagonistes peinent à titiller la curiosité des spectateurs, habités à des vilains drôlement plus flamboyants et terrifiants. Puis, à la toute dernière minute se pointe une lueur d’espoir lorsque Sam a une réaction épidermique en découvrant à la télévision le sourire sardonique du nouveau Capitaine America. À suivre !

 

Falcon et le Soldat de l’hiver (V.F. de Falcon and the Winter Soldier)

Dès le vendredi 19 mars sur Disney+