​Sur vos écrans: les voyages dans l’espace ou le temps

«Chasseurs d’étoiles» offre des images d’étoiles, de constellations et de galaxies.
Photo: Explora «Chasseurs d’étoiles» offre des images d’étoiles, de constellations et de galaxies.

Voyage dans le cosmos

Cette année, les voyages de relâche scolaire devront rester très locaux. Les petits, moyens et grands écrans pourront remédier à cet horizon limité de différentes façons. À la bonne vieille télévision (qui se rattrape tout de même en ligne), deux nouvelles séries invitent, chacune à sa façon, au voyage loin, loin, là où personne ou à peu près n’a pu s’aventurer : dans l’espace…

La série jeunesse au titre sans équivoque Comme dans l’espace est une production francophone en provenance des Maritimes qui allie des éléments de fictions, de documentaire et des expériences terrain passablement excitantes, autant pour les petits que pour les grands. On y suit les aventures d’Alex et Joaquim (Marianne Verville et Thomas Derasp-Verge), deux adolescents passionnés de l’exploration spatiale qui tiennent un vlogue dans lequel ils tentent d’expliquer des concepts scientifiques qui y sont liés.

Ils découvrent un bunker secret de l’Agence spatiale canadienne, qui leur sert de base pour la production de leurs vidéos, grâce à l’aide d’une androïde qui sait tout, d’un apprenti astronaute (fictif) de l’agence et des capsules d’info de l’astronaute (bien réel) David Saint-Jacques. Les jeunes du primaire et du début du secondaire (et probablement plusieurs adultes) pourront ainsi découvrir les principes fondamentaux de l’apesanteur, de la photosynthèse, des mouvements des planètes, du temps, de l’eau, alouette ! Les expériences scientifiques terrain sont sans doute les segments qui donneront le goût aux jeunes passionnés du cosmos de poursuivre leur exploration du sujet…

On reste dans les profondeurs du cosmos dans la série documentaire Chasseurs d’étoiles, cette fois les pieds bien sur Terre. Au fil des six épisodes, on suit l’astrophotographe amateur Stéphane Simard, accompagné du cinéaste Jimmy Larouche, dans différentes régions du Québec, en quête d’images magnifiques et saisissantes, d’étoiles, de constellations et de galaxies. Pas besoin d’être féru de photo ou un grand connaisseur de la « géographie » de l’espace pour apprécier ce voyage sur notre territoire et dans les profondeurs lumineuses du cosmos, bien au contraire ! Il s’agit d’une initiation accessible à tous, même aux enfants, surtout les plus patients, qui invite à la contemplation et à quelques virées dans des lieux d’exploration magnifiques un peu partout au Québec.



Comme dans l’espace / Chasseurs d’étoiles
Unis, mardi, 17 h 30 et à Tv5Unis.ca / Explora, mercredi, dès 21 h 
 

La petite et la grande histoire, au coin de la rue

La seule production originale toute neuve de l’hiver à Canal D, Sur ta rue, invite à la découverte de l’histoire dont on entend peu parler dans les livres : la « petite » histoire du crime et l’histoire populaire, à travers des anecdotes, rumeurs et mystères entourant certains lieux plus ou moins méconnus dans les quartiers de résidence ou d’origine d’une brochette de vedettes. Chaque épisode met en avant un artiste qui veut découvrir « l’histoire cachée » de sa résidence, de son voisinage, et parfois d’obscurs membres de sa famille, mais aussi élucider des mystères, aux accents parfois « ésotériques », entourant des lieux à proximité.

La détective privée Annie Richard, spécialisée dans les recherches d’archives, trouve des réponses, très bien documentées, à leurs questions, et élargit souvent le cadre pour dresser un portrait plus large de phénomènes sociaux et de personnages marquants de notre histoire populaire, grâce aux explications d’historiens et d’autres spécialistes des sujets abordés. Ainsi, dans le premier épisode mettant en vedette Debbie Lynch-White dans sa maison de Montréal-Nord, on s’intéresse à la corruption policière du début du XXe siècle, au phénomène des abandons massifs d’enfants durant la même période et aux ruines mystérieuses près de l’école Sophie-Barat, dans le quartier Ahuntsic.



Sur ta rue
Canal D, vendredi, 19 h 30 
 

Le visionnement de la semaine

La dernière saison de cette formidable série d’espionnage allemande voit l’espion de la Stasi Martin Rauch (Jonas Nay), dont on a pu voir l’évolution dans les deux premiers volets, Deutschland 83 et Deutschland 86, reprendre du service (forcé) à quelques heures de la chute du mur de Berlin. La soupe est chaude pour ses patrons, est-allemands et soviétiques, pour certains membres de sa famille, alors que les agences de renseignement occidentales ne se gênent pas pour recruter des espions de l’Est. Il vaut mieux avoir vu les deux premières saisons, qui sont également offertes en versions originale et française sur la plateforme Crave.



Deutschland 89 (V.F.)
Super Écran et Crave, dès le 28 février

À ne pas manquer

Année scolaire interrompue
 

La troisième et dernière saison de la fascinante docuréalité 180 jours, qui nous plonge à nouveau dans le quotidien mouvementé de l’école secondaire Saint-Henri, dans le quartier montréalais du même nom, soulève encore une fois des questions complexes qui préoccupent les élèves, les enseignants, le personnel de soutien et la direction de cet établissement qui accueille tous les jours 1200 jeunes. Il y sera question de motivation, d’engagement, d’anxiété, de la « plaie » que constituent les téléphones cellulaires à l’école et des problèmes de protection de la vie privée liés à l’utilisation de ces appareils. La saison se termine sur une fin d’année scolaire prématurée, causée par la pandémie de COVID-19.



180 jours
Télé-Québec, dès le 4 mars, 20 h