«Ginny & Georgia»: pas des «Gilmore Girls»

Netflix

Depuis l’annonce de cette nouvelle production par le géant californien, les rumeurs laissaient présager un ersatz de Gilmore Girls, série culte sur une mère et sa fille sise dans une jolie ville de la Nouvelle-Angleterre. Les mêmes ingrédients y sont : une maman de 30 ans et son adolescente très adulte de 15 ans cohabitent, s’endurent et s’aiment dans une belle maison d’une banlieue chic du Massachusetts. Là s’arrêtent les comparaisons avec la comédie verbeuse d’Amy Sherman-Palladino.

On comprend assez vite que Georgia, veuve et héritière d’une fortune qui lui permet un nouveau départ « confortable », est une débrouillarde et ambitieuse qui traîne un lourd passé marqué par la pauvreté, la criminalité et des relations amoureuses et familiales troubles. Sa fille Ginny, jeune femme brillante, souvent victime de racisme des deux « côtés », parce que métisse, et assoiffée de stabilité familiale, émotionnelle et scolaire, sait que le pire peut toujours arriver, et qu’il arrive souvent.

La première saison de ce récit d’apprentissage aux accents de suspense criminel, truffé de retours en arrière éclairants, mais parfois trop révélateurs, raconte le destin souvent cahoteux et la relation complexe de ces deux femmes. Mais sans éviter les clichés inhérents aux deux genres, les sous-intrigues à l’intérêt mitigé, les maladresses scénaristiques et quelques invraisemblances. Ce premier effort de la nouvelle venue Sophie Lampert (qui se serait inspirée de sa propre vie) s’avère néanmoins un plaisir (presque pas coupable) qui nous transporte ailleurs que la destination imaginée. C’est déjà pas mal.  

Ginny & Georgia

Netflix, dès le 24 février

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