Recherche d’emploi, mode d’emploi

Édith Desgagnés et Anissa Mazani, respectivement productrice et productrice au contenu de la docuréalité «L’entrevue», qui suit le processus de sélection de candidats pour des emplois divers.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Édith Desgagnés et Anissa Mazani, respectivement productrice et productrice au contenu de la docuréalité «L’entrevue», qui suit le processus de sélection de candidats pour des emplois divers.

Vous aimez la docuréalité ? Ou la réalité tout court ? Vous serez servis avec la nouvelle série L’entrevue, diffusée à Moi et cie, qui suit le processus de sélection de candidats pour des emplois divers, d’un poste de livreur à celui d’ingénieur inventeur, d’un poste de charcutier à celui d’esthéticienne.

Le concept a été calqué sur un format britannique, celui de l’émission The Interview Room, qui a d’ailleurs fait des petits un peu partout dans le monde.

Le principe est le suivant : les caméras s’invitent dans une entreprise qui est en recrutement pour un poste précis. Elle suit également, en privé et en entrevue d’embauche, les trois derniers candidats sélectionnés pour ce poste. Chaque épisode se clôt sur l’annonce du candidat choisi, et sur la déception des autres.

Les productrices Édith Desgagné et Anissa Mazani ont travaillé très en amont, avec les entreprises comme avec les candidats, pour arriver à leurs fins.

« On a cherché des entreprises de toutes les sortes pour montrer une variété, pour montrer qu’il n’y a pas un métier qui est meilleur qu’un autre », dit Édith Desgagné. Certaines entreprises peinent à recruter des candidats pour certains postes, en particulier en dehors des grands centres urbains. C’était de cas de la charcuterie Au saucisson vaudois, de Sainte-Brigide-d’Iberville, qui cherchait un charcutier depuis longtemps.

C’est également la production qui a recruté les candidats pour l’entreprise, en collaboration avec cette dernière, bien évidemment. « On a fouillé, on a fait des appels à tous », raconte Édith Desgagné. L’équipe, en collaboration avec les représentants de l’entreprise, a fait une première sélection à travers les curriculum vitae pour ne conserver que les trois candidats qui participent à l’émission.

Vie personnelle

Toutes les entrevues se font dans un studio où des caméras ont été dissimulées. Les candidats sont également interviewés en dehors de l’entrevue et y livrent certains aspects de leur vie personnelle.

« On était une agence de recrutement, raconte Anissa Mazani, c’est très valorisant. » L’émission met donc en scène de vraies recherches d’emploi, par de vraies personnes, dans de vraies entreprises.

« En télévision, cela fait du bien, une fois de temps en temps, d’aider des gens qui ont besoin de travail », dit Anissa Mazani, qui ajoute par ailleurs que l’équipe de production « n’intervient jamais » dans le choix final du candidat.

La version québécoise de L’entrevue a délaissé le ton humoristique qui était emprunté dans l’édition originale britannique, où les réceptionnistes faisaient notamment des commentaires sur les candidats en lice.

Au cours de l’entrevue, chacun des candidats est invité à se soumettre à un test pour démontrer ses compétences. Le candidat charcutier doit faire une démonstration sur une machine à fabriquer de la saucisse, celui qui veut devenir guide touristique doit faire une présentation sur un lieu visité.

« Ce sont des tests qui parlent beaucoup, dit Anissa Mazani. Ça n’est pas juste rigolo. Ils sont en action et cela montre comment ils vivent le stress. »

 

L’entrevue

Moi et cie, dès le 2 février, 19 h 30