«Police en service»: vie de district

Télé-Québec

Les séries documentaires articulées autour d’un métier se sont multipliées ces dernières années, jusqu’à développer une grammaire à part. Police en service s’inscrit dans la lignée des propositions exemplaires en la matière en suivant le quotidien agité du Service de police de la ville de Québec (SPVQ). Exigeante et curieuse, mais aussi profondément humaine, cette série dite d’observation signée Télé-Québec frappe juste et bien.

Il faut dire qu’à sa tête, on trouve la réalisatrice Catherine Proulx, qui a déjà fait ses gammes avec l’exceptionnelle De garde 24/7. Celle à qui on doit aussi le documentaire et balado Trafic est visiblement en pleine maîtrise de son médium. Non seulement attache-t-elle sa caméra aux patrouilleurs, aux enquêteurs et autres sergents au centre de cette série, mais elle reste aussi attentive à tous les corps de métier appelés à mettre l’épaule à la roue, ce qui lui permet de raconter cette profession en éclairant sa part la plus complexe, soit son caractère éminemment social.

Les deux premiers épisodes (la saison en comptera huit) nous permettent d’apprécier l’étendue de son regard, qui ne rate rien. Ici, le tressaillement quasi imperceptible de Marie-Manon Savard, lieutenante-détective à la tête de l’Unité de l’exploitation sexuelle des mineurs, devant des images insoutenables. Là, le sourire compatissant du patrouilleur Guillaume Collin, visiblement soulagé après avoir dominé une tempête domestique qui aurait pu mal tourner. Cela fait de la bien belle télé, qui se décline aussi en balado inspiré avec Police en service — retour en arrière.

Police en service

Télé-Québec, jeudi 7 janvier, 20 h ; en reprise vendredi 14 h et 1 h 30, dimanche 14 h, mardi 12 h et 0 h