«50 façons de tuer sa mère»: sensations fortes en famille

Photo: Unis

La chaîne canadienne de langue française donne beaucoup dans le « magazine d’aventures », qui braque la caméra sur les splendeurs naturelles du pays, d’un océan à l’autre, depuis sa création il y a six ans. Cette adaptation locale de l’émission irlandaise 50 Ways to Kill Your Mammy entre parfaitement dans ce créneau « nature et sensations fortes », avec un supplément d’âme et d’humour tout à fait bienvenu.

Dans la version originale, en ondes et en rediffusion dans le monde depuis 2014, l’animateur Baz Ashmawy trimballe aux quatre coins de la planète sa téméraire maman de 71 ans, pour relever des défis physiques et psychologiques, lesquels pourraient achever des gens de son âge moins en forme ou moins tolérants au stress extrême. Dans la version locale, COVID et sans doute budget réduit obligent, Anaïs Favron entraîne sa volontaire mère de 68 ans, Denise, dans toutes sortes d’aventures palpitantes au Québec et en Ontario. Ce terrain de jeu « réduit » n’empêche pas l’énergique et intrépide animatrice de mettre à l’épreuve la tolérance au risque, à la vitesse, au froid et aux hauteurs de sa maman, qui se prête de bonne grâce à ces expériences pas nécessairement souhaitées, avec un sourire parfois un peu forcé, et parfois une grosse frousse pas du tout dissimulée !

Il se dégage de cette chronique de périples « périlleux » mère-fille dans les airs, sur des eaux glacées, en contact avec des bêtes sauvages pas rassurantes, dans des cercueils ou un costume de mascotte, une touchante complicité familiale qui rend l’exercice « touristique » plus émouvant et amusant. À regarder avec l’autrice de ses jours, ou pas.

50 façons de tuer sa mère

Unis, jeudi, 20 h. Le premier épisode est déjà disponible à unistv5.ca.