«Frontière»: aux premières loges

Chacun des quatre épisodes de «Frontière» permet de découvrir le quotidien des policiers qui ont à composer avec les entrées illégales de migrants, le trafic d’armes, de drogue et parfois d’humains.
Photo: Club Illico Chacun des quatre épisodes de «Frontière» permet de découvrir le quotidien des policiers qui ont à composer avec les entrées illégales de migrants, le trafic d’armes, de drogue et parfois d’humains.

Les corps policiers ont la cote au petit écran par les temps qui courent, et pas juste en fiction… Depuis que feu V a lancé la mode des docuréalités policières « à l’américaine » avec SQ, d’autres séries du genre, à la facture et au propos moins « racoleurs », se sont penchées sur le travail d’escouades particulières de la Sûreté du Québec, GTI : groupe tactique d’intervention (Canal D) et Sauvetage ultime (Radio-Canada), toutes deux lancées l’automne dernier.

Moi & cie proposera à la mi-novembre une incursion dans les différentes escouades canines (Unité canine) et sa plateforme cousine, Club Illico, lance cette semaine un exercice semblable, au sein des équipes de la GRC basées au Québec chargées de la protection de la longue, très longue frontière du pays. Chacun des quatre épisodes de Frontière (qui aura une suite) permet de découvrir le quotidien des policiers qui ont à composer avec les entrées illégales de migrants, le trafic d’armes, de drogue et parfois d’humains.

Le réalisateur et scénariste Frédéric Gieling, un habitué des docuréalités de « métier » (On n’est pas sorti du bois, Éboueurs, Ils de jour, elles de nuit), propose un heureux mélange de contenus informatifs, de réflexions intéressantes et de moments d’action enlevants, sans tomber dans un sensationnalisme inutile. C’est du moins ce qui se dégage du premier épisode, consacré à la porte d’entrée des migrants sur le chemin Roxham, beaucoup moins occupée depuis le début de la pandémie. Les épisodes suivants suivront les agents qui œuvrent dans la région de Valleyfield, dans les eaux du golfe Saint-Laurent et à l’aéroport de Montréal.

Frontière

Club Illico, dès le 5 novembre