«art of rally»: en quête du virage parfait

Dans ce monde parallèle, la discipline n’a jamais été réglementée.
Photo: Funselektor Dans ce monde parallèle, la discipline n’a jamais été réglementée.

Au premier coup d’œil, le jeu de course art of rally a des airs de jeu d’arcade. Mais après seulement quelques minutes, on découvre plutôt dans ce deuxième jeu du développeur indépendant Funselektor un véritable petit simulateur de rallye. Et on reste vite accroché.

Dans ce monde parallèle, la discipline n’a jamais été réglementée. Des bolides qui sont de véritables monstres ont donc le droit de participer à ces courses par étapes caractérisées par leurs dérapages contrôlés sur des pistes off-road.

Les visuels d’art of rally sont très stylisés, mettant en avant les couleurs intenses des parcours. Les environnements et les voitures sont faits de polygones simplifiés. Mais avant tout, c’est la vue d’en haut, une perspective unique en simulateur de course, qui est le véritable moteur de l’essentialisation du simulateur entreprise par art of rally.

Dune Casu, le concepteur derrière le studio Funselketor, dit avoir été inspiré par son enfance passée à piloter des voitures téléguidées dans sa cour arrière. Ajoutez à cela son goût remarquable pour le design et l’effet est spectaculaire : art of rally est probablement le plus joli des simulateurs de rallye offerts jusqu’à maintenant.

Là où la gomme s’agrippe vraiment au pavé, c’est dans le moteur physique du jeu. Maîtriser les bolides est difficile, mais incroyablement satisfaisant lorsque le déclic se fait. Passer entre les chicanes sans démolir sa voiture ou faire un virage en épingle avec brio, cela élève le jeu au rang de discipline artistique. En arrière-plan, les synthétiseurs du musicien Tatreal ajoutent à l’ambiance « années 1980 ». On recommande d’ailleurs de jouer avec de bons écouteurs ou de bons haut-parleurs.

Une cinquantaine de voitures sont à collectionner au fil du mode carrière, qui nous mène en Finlande, en Norvège, en Sardaigne, en Allemagne et au Japon. Seul sur l’asphalte, la gravelle ou la neige, c’est avec soi-même qu’on fait réellement la course, en vue de battre son propre temps sur une soixantaine de pistes différentes. Un mode en ligne permet toutefois aussi de se mesurer à d’autres pilotes.

art of rally est visiblement un projet de passion. On n’a pas affaire ici à un Project Cars ou à un Dirt Rally avec leurs voitures recréées en détail (on remarque tout de même les clins d’œil à plusieurs bolides classiques) et à une foule d’options de modification de voitures. Mais on a adoré filer à bord de ses bolides fictifs simplifiés, comme la « esky 1 », la « montaine » ou les « das » allemandes.

 

art of rally

★★★ 1/2

Conçu et édité par Funselektor. Offert pour Windows, MacOS et Linux (Steam, GOG et Epic Games).