«Monde jurassique – Le camp du crétacé»: le monde retrouvé

Netflix

Ils sont six ados dépareillés, scrupuleusement choisis pour tester le Camp crétacé, une colonie construite sur Isla Nublar. La série jeunesse animée, dérivée de la luxueuse franchise du Parc jurassique sous le patronage bienveillant de Steven Spielberg, Colin Treworrow et Frank Marshall, débute peu avant l’évasion de l’Indominus Rex, terrible chimère signée InGen au centre de Jurassic World. Aussi bien dire que le ver était dans la pomme pour ce drôle de groupe qui apprendra à la dure à se faire confiance.

Tous les artifices sont là pour faire vibrer la fibre jurassienne du jeune public. La musique de John Williams, les vibrations annonciatrices d’une apparition, tantôt époustouflante, tantôt menaçante, les bêtes plus grandes que nature. Jusqu’à la naissance d’un adorable ankylosaure nommé Petite bosse qui s’enamourera du peureux de la bande. Les geeks en herbe ne sont pas en reste, tandis que les concepts (bioluminescence, transhumance et autres mutations génétiques) et les espèces s’alignent à l’écran, jusqu’aux terribles Carnotaurus et Indominous Rex.

Produite par DreamWorks Animation en partenariat avec Netflix, la série a une facture graphique conventionnelle, pour ne pas dire pauvre pour ce qui est des humains, mais époustouflante quand il s’agit des dinosaures. Quant à l’intrigue, elle rejoue quelques airs connus posés sur une ligne mélodique qu’on oserait qualifier de simpliste. Reste que chaque épisode, en pleine maîtrise des codes du genre, mégalomanes, ambitieux et profiteurs à la clé, appelle le suivant avec une efficacité désarmante. Plaisant.

Monde jurassique. Le camp du crétacé

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