«Josélito au coeur du monde»: le confesseur sans son train

Dans «Josélito au cœur du monde», l’animateur poursuit dans la veine «humaine» qui lui sied si bien.
Photo: Les productions La Quête Dans «Josélito au cœur du monde», l’animateur poursuit dans la veine «humaine» qui lui sied si bien.

Lorsque l’animateur et ex-gérant d’artistes Josélito Michaud a lancé On prend toujours un train, série dans laquelle il recueillait les confidences de personnalités publiques, puis de quidams qui avaient connu des situations déstabilisantes dans leur vie, on était un peu dubitatif… Les six saisons d’entretiens captés dans l’Orford Express ont confirmé son grand talent de « confident », capable même de soutirer des révélations à de vieux routiers de la politique…

Dans Josélito au cœur du monde, l’animateur poursuit dans la veine « humaine » qui lui sied si bien, en donnant la parole à des gens, pour la très grande majorité des inconnus, qui ont vécu des situations marquantes, souvent traumatisantes, dont on n’ose rarement parler. Au fil des sept épisodes, il rencontrera des meurtriers et leurs proches, des mères porteuses, des victimes d’erreur judiciaire, des victimes d’attentats (dont l’ex-première ministre Pauline Marois), des audacieux qui ont tout abandonné. Cette fois, sans le cocon enveloppant du train.

Cet artifice s’avère inutile dans cet exercice qui met habilement en lumière les questionnements, angoisses, joies et peines qui animent toutes ces personnes, qu’on a souvent jugées sans connaître. Celui que le public connaît par son prénom s’avère un intervieweur toujours aussi efficace, restant un peu en retrait de la caméra, effacé, pour laisser toute la place à ceux qui ont accepté d’ouvrir leur cœur. Au rayon des bémols, soulignons l’omniprésence d’une musique souvent trop dramatique, dont on se serait bien passée, qui vient alourdir inutilement le propos.  

Josélito au coeur du monde

ICI Télé, dès le samedi 12 septembre, 20 h