«La duchesse»: adorablement insupportable

Son héroïne ne nous est à peu près jamais sympathique.
Photo: Simon Ridgway Netflix Son héroïne ne nous est à peu près jamais sympathique.

Il est de ces personnages qui irritent dès qu’on les découvre. Tellement, qu’on a presque envie de les laisser tomber, ainsi que l’œuvre dans laquelle ils figurent. C’est le sentiment que suscite la protagoniste de The Duchess, une comédie britannique créée par Katherine Ryan. L’humoriste canadienne incarne également ce personnage qui serait en partie autobiographique.

Sa Katherine, une trentenaire londonienne (d’adoption, car Canadienne d’origine, une caractéristique pas tellement mise en avant dans la série) branchée, insupportable, vulgaire, égocentrique et jalouse, ne semble heureuse que si sa grande fille presque ado, qu’elle a eue jadis avec une ancienne gloire d’un « boys’ band » devenu un paranoïaque pas trop fiable, l’est aussi. Cette dernière, qui n’a heureusement pas hérité du mauvais caractère de sa mère, souhaite avoir une petite sœur. C’est pourquoi Katherine, ancienne serveuse sexy devenue artiste prospère, se met en tête de faire un enfant avec le père de sa fille, qu’elle déteste prodigieusement, plutôt qu’avec son amoureux, un gentil dentiste à qui elle n’accorde qu’une toute petite place dans sa vie et son cœur.

C’est là la prémisse de cette série comique en six épisodes, qui ne contourne pas complètement les clichés de la comédie romantique irrévérencieuse, mais juste assez pour surprendre agréablement dans les détours de l’intrigue, que Ryan a eu la sagesse de ne pas étirer inutilement. Son héroïne ne nous est à peu près jamais sympathique. Malgré ça, on est curieux de savoir si elle trouvera la félicité maternelle tant espérée, et peut-être un meilleur caractère…

La duchesse (The Duchess)

Netflix, dès le 11 septembre