«The Amazing Gayl Pile – Last Resort»: un vendeur après l’apocalypse

Il vaut mieux avoir jeté un œil aux saisons précédentes pour mieux saisir la portée comique de cet univers à l’humour «canadian» niché.
Photo: CBC Il vaut mieux avoir jeté un œil aux saisons précédentes pour mieux saisir la portée comique de cet univers à l’humour «canadian» niché.

Le petit écran de l’autre solitude reste souvent un mystère pour les Québécois, à quelques rares exceptions près, qui habituellement connaissent le succès au sud de la frontière avant qu’on ne s’y intéresse à l’est de la rivière des Outaouais. L’exemple récent de la comédie Shitt’s Creek en fait foi. On doute que le même sort attende la comédie Gayl Pile, dont on peut découvrir les étranges aventures sur CBC Gem.

Cette websérie à l’humour absurde et aux malaises infinis raconte les aventures rarement glorieuses d’un présentateur d’une chaîne de téléachat d’Hamilton, un être antipathique et névrosé, ainsi que celles de son entourage et de ses rivaux, tout aussi bizarres. Les trois premières saisons suivaient l’ascension, puis la chute de l’ambitieux télévendeur, et la quatrième saison le voyait se transformer en fermier de kangourous, avant que l’apocalypse ne se pointe le bout du nez. La toute dernière saison l’attrape au lendemain de ladite apocalypse, sur les bords du lac Ontario, alors qu’il dirige sans grande conviction ni compétence un complexe hôtelier pas particulièrement attrayant. Miraculeusement, les hurluberlus qui l’entourent ont tous survécu et viennent jeter un peu plus la pagaille dans sa nouvelle entreprise.

Il vaut mieux avoir jeté un œil aux saisons précédentes pour mieux saisir la portée comique de cet univers à l’humour « canadian » niché, dont on a parfois de la difficulté à imaginer un deuxième niveau. Mais on peut tout de même s’aventurer dans le dernier chapitre, au risque d’être déstabilisé, et rigoler tout de même un brin, quitte à revenir en arrière, avant l’apocalypse.

The Amazing Gayl Pile: Last Resort

CBC Gem, dès maintenant.