«Ooblets»: refaire sa vie

Il y a 35 petits monstres à collectionner dans «Ooblets».
Photo: Glumberland Il y a 35 petits monstres à collectionner dans «Ooblets».

À la confluence de Pokémon, d’Animal Crossing et de Stardew Valley, il y a Ooblets. Nouvellement arrivé en accès anticipé, ce petit jeu développé à Seattle par le studio indépendant Glumberland est à la fois un jeu de gestion de ferme, un jeu de collection de petits monstres et un simulateur de rapports humains. Une combinaison bien étrange dans laquelle se trouve un antidote relaxant à l’anxiété et aux pressions du monde extérieur.

Le jeu démarre sur la même prémisse que d’autres jeux du genre. Notre personnage insulaire débarque (littéralement) d’un très petit navire sur le continent afin de démarrer une nouvelle vie au village de Badgetown. La mairesse de l’endroit nous demande de travailler pour elle et, en échange, nous offre une fermette abandonnée depuis longtemps. Après un peu de travail, l’endroit devient notre nouveau chez-soi.

Au cœur du jeu se trouvent les Ooblets, de petits monstres endémiques. Que sont-ils ? Ce n’est pas vraiment clair. Ils se comportent comme des animaux de compagnie, mais naissent d’une graine comme une plante. Ce que l’on sait, en tout cas, c’est qu’ils sont mignons ! Et il y en a 35 à collectionner.

Contrairement aux jeux Pokémon, on ne leur demande pas de se battre entre eux pour les rendre plus forts ou pour régler des conflits, un concept qui a toujours été problématique dans la série. Oui, il y a une mécanique de combat dans Ooblets, mais elle est beaucoup plus douce.

Voyez-vous, c’est que ces petits monstres ADORENT danser. Et c’est sur la piste de danse que se règlent donc les différends. Chaque créature apporte au jeu une série de mouvements représentée par un jeu de cartes. On décide de leur chorégraphie jusqu’à ce qu’un côté récolte le nombre de points requis pour gagner la partie. Lorsque l’on vainc un Ooblet, il nous offre une semence de son espèce que l’on peut ensuite planter dans notre jardin et qui donnera naissance à un nouvel ami quelques jours plus tard.

Parlant du jardin, il y a beaucoup à y faire. Défricher le terrain. Ramasser les mauvaises herbes. Arroser ses plantes. Récolter le fruit de notre labeur. Ces ressources servent ensuite à remplir des objectifs donnés par la mairesse ou à répondre aux demandes d’autres habitants du village. Éventuellement, il est possible de devenir copain avec eux.

Ooblets s’inspire lourdement de ses prédécesseurs, mais fait beaucoup d’efforts pour en améliorer les recettes. Moins compétitif que Pokémon, sans les pressions capitalistes d’Animal Crossing et un peu moins complexe que Stardew Valley : la formule s’avère rafraîchissante.

Pour un jeu en accès anticipé, l’expérience a déjà belle allure. Assez pour qu’on lui pardonne les quelques bogues rencontrés. On regrette seulement l’omission d’une fonction multijoueur. Dommage, car c’était par le jeu à plusieurs qu’Animal Crossing avait ravi le cœur de plusieurs lors du confinement.  

Ooblets

★★★ 1/2

Conçu et édité par Glumberland. Offert pour Xbox One et PC (Epic Games).