Balado: étoiles et bouteilles

Pierre-Yves en mission spatiale

Il y a quelque chose qui nous ramène à l’espace, ces temps-ci. Peut-être est-ce en raison des anniversaires de l’exploration spatiale, de la récente mission de SpaceX, ou même de l’état des lieux sur la terre ferme. Le monde du balado témoigne de cet engouement, qui se matérialise du côté de Radio-Canada avec la nouveauté Pierre-Yves en mission spatiale.

On comprend rapidement que l’animateur de radio et de télé Pierre-Yves Lord est un réel passionné de la chose spatiale, et pas juste une vedette télescopée dans le sujet. Depuis son sous-sol de Québec, le même qui l’a vu grandir, il rêve encore et toujours de se rendre dans l’espace. Ce rêve, cette quête, sert de trame à ce balado en cinq épisodes.

La formule est classique mais très efficace : Lord, en narrateur redoutable, incarne le sujet et propose des archives étonnantes et des entrevues avec d’autres passionnés (Robert Lepage, David Saint-Jacques, Claude Lafleur). Au final, beaucoup d’informations sont transmises au-delà de sa quête personnelle, et c’est tant mieux — même si résumer la course à la Lune en un épisode de 30 minutes s’avère un peu dense. L’ensemble reste amusant et décolle sans peine. Sur OHdio.

On se tient au jus

« Trois amis, trois bouteilles, trois histoires, un podcast », dit la formule de ce nouveau balado produit par la petite boîte Grand Public. Après l’espace de Pierre-Yves, on lève de terre en buvant du vin entre amis, avec Nicola Morel, Marie-Ève Babineau et Élisabeth Racine qui, elle, est sommelière.

La clé ici est le lien d’amitié qui relie les trois buveurs, car On se tient au jus est moins une dégustation des plus récents vins branchés qu’un assemblage de tranches de vie qui se sont déroulées autour d’une bouteille et que les trois participants se racontent un peu à bâtons rompus. Bien sûr, on apprend quelques bribes de savoir sur le raisin fermenté, mais au final, le vin y est presque accessoire.

Il y a quelque chose de troublant, en cette ère de pandémie, à écouter ces discussions et ces anecdotes si difficiles à reproduire depuis des mois maintenant. Parce que ce qu’on retient souvent des soirées entre amis, ce n’est pas que le rouge était un grenache, mais bien l’histoire croustillante qui s’est racontée pendant qu’on sifflait ladite bouteille. Les deux premiers épisodes, à la signature sonore toute simple, ont été enregistrés avant le confinement, et le troisième pendant, à distance. En se souhaitant d’autres bouteilles et surtout d’autres anecdotes, autour d’un même micro.