​Sur vos écrans: des gagnants… et des gagnants

Les dix épisodes du thriller policier polonais «Dans les bois» déménagent l’action de New York à Varsovie.
Photo: Netflix Les dix épisodes du thriller policier polonais «Dans les bois» déménagent l’action de New York à Varsovie.

Cérémonie à deux vitesses

 

Depuis le début de la pandémie, les cérémonies télévisuelles de remise de prix en ont pris pour leur rhume. Tellement que l’une des seules qui ont quand même eu lieu, celle des prix Écrans canadiens, a été reléguée à une diffusion sur le Web morcelée en trois événements. C’est un peu le même sort qui attend la cérémonie récompensant le meilleur du cinéma québécois, d’ailleurs programmée non pas un dimanche comme le sont à peu près tous les galas, mais en plein milieu de semaine.

Le Gala Cinéma Québec est diffusé en deux parties. En ouverture, le trio intrigant que forment Élise Guilbault, Guillaume Lambert et Mani Soleymanlou assurera l’animation d’une cérémonie plus informelle qu’à l’habitude et strictement en ligne, pendant laquelle seront remises plus de deux douzaines de prix Iris, dont le prix hommage, remis cette année à la cinéaste et artiste multidisciplinaire d’origine abénaquise Alanis Obomsawin. Ce gala décontracté se poursuivra dans le cadre d’une édition spéciale cinéma du talk-show quotidien animé par Jean-Philippe Wauthier, pendant laquelle seront remis les quatre Iris les plus « prestigieux », à savoir les prix d’interprétation masculine et féminine dans un premier rôle, le prix du public et celui du meilleur film. Il reste à voir si cette formule de fortune en ces temps encore bien étranges saura plaire à ceux qui s’y colleront tout du long…


Le Gala sur le sofa / Bonsoir bonsoir !
​Radio-Canada.ca/galaquebeccinema, ici.artv.ca et les pages Facebook de Québec Cinéma et ICI Télé, mercredi 10 juin, 19 h / Radio-Canada, mercredi, 21 h
 

Encore du rattrapage

 

Même si on a passé beaucoup, beaucoup de temps devant nos écrans ces derniers mois, la fête (confinée) du cinéma québécois offre une belle occasion de se livrer à un marathon de visionnement des productions d’ici de la dernière année qui méritent le détour. Pour une cinquième année, Québec Cinéma et les plateformes de diffusion québécoises (et canadiennes) proposent à leurs abonnés de voir ou de revoir d’ici le 21 juin prochain plusieurs titres qui ont souvent passé en coup de vent en salles.

La plateforme numérique Tou.tv offre dans son volet Extra (payant) la plupart des courts métrages d’animation et de fiction mis en nomination, dont Physique de la tristesse, de Theodore Ushev, film en lice pour l’Oscar du meilleur court métrage d’animation l’hiver dernier, presque tous les longs métrages documentaires nommés dans les catégories consacrées à ce type de films, dont Soleils noirs, Ziva Postec, Alexandre le fou, Mad Dog et The Butcher. Les derniers vilains, Xalko et Sur les toits de La Havane, et quelques œuvres de fiction plus « champ gauche » : Le vingtième siècle, Ville Neuve et Mad Dog Labine.

Les abonnés de la plateforme Crave et de Super Écran pourront voir presque toutes les œuvres finalistes dans la catégorie du meilleur film, Il pleuvait des oiseaux, Jeune Juliette, Fabuleuses, Kuessipan, Antigone, La femme de mon frère, à l’exception de Mafia Inc, disponible (comme d’ailleurs la plupart des nommés de cette catégorie) pour les abonnés des services sur demande de Bell, Illico et Telus.

Certains films sont également proposés en vidéo sur demande sur Vimeo, sur les sites des distributeurs Maison 4:3 et les Films du 3 mars, et sur la plateforme documentaire Tënk. Notons qu’au lendemain de la cérémonie, le festival de courts métrages Plein(s) Écran(s) rendra disponibles pour 48 heures sur sa page Facebook les films lauréats des Iris du meilleur court métrage de fiction et d’animation.

Pour monter votre programme de rattrapage, un tour sur le site du Gala Québec Cinéma, sous l’onglet Sprint, permet de savoir avec précision où les films sont disponibles, et à quel prix.


gala.quebeccinema.ca/sprint-gala
 

Cérémonie virtuelle

 

Pour bien des finissants universitaires, la traditionnelle collation des grades n’aura tout simplement pas lieu, sera reportée à des temps plus « sécuritaires » ou adoptera une formule virtuelle peut-être un brin moins émouvante que prévu… Ils peuvent en attendant se rabattre sur cette cérémonie qui s’adresse à tous ceux qui ont terminé leurs études cette année. Une cérémonie certes virtuelle, mais profitant d’une brochette de vedettes internationales qui célébreront cette cohorte à la fin de parcours particulièrement étrange.

Ainsi, Barack Obama, Malala Yousafzai, le groupe pop sud-coréen BTS et Lady Gaga seront parmi les orateurs de cette célébration nouveau genre. L’événement, qui durera plusieurs heures, comme toute bonne cérémonie de collation des grades, aura également un volet musical auquel participeront certains des orateurs, Lizzo, Camila Cabello et sans doute les invitées spéciales que sont Beyoncé, Jennifer Lopez et Taylor Swift.


Dear Class of 2020
​YouTube, samedi 6 juin, dès 15 h

Le visionnement de la semaine

Deux séries de fiction étrangères, des productions originales de Netflix, arrivent sur la plateforme rouge cette semaine, l’une à la prémisse décoiffante, l’autre plus traditionnelle.

La comédie d’horreur Reality Z, en provenance du Brésil, risque de plaire aux détracteurs de la téléréalité, et peut-être même à ceux qui en raffolent. C’est qu’on y suit les participants d’une telle compétition avec une thématique gréco-romaine, confinés dans leur studio clinquant, qui devront résister aux attaques de hordes de zombies affamés qui ont envahi Rio de Janeiro.

De son côté, le thriller policier polonais Dans les bois s’annonce beaucoup plus sage. Cette adaptation d’un roman du même titre de l’auteur à succès Harlan Coben (Ne le dis à personne) déménage l’action de New York à Varsovie. Les dix épisodes racontent l’enquête d’un policier pour retrouver sa soeur disparue 25 ans plus tôt, à la suite d’un indice retrouvé sur une scène de meurtre qui laisse croire qu’elle serait toujours en vie.

Reality Z / Dans les bois
Netflix, dès le mercredi 10 juin et dès le vendredi 12 juin

 


Un jeune bandit et des fées

Faute de sortie possible en salle, Disney lance directement sur sa plateforme numérique cette adaptation attendue de la série de romans fantastiques pour « jeunes adultes » de l’Irlandais Eoin Colfer racontant les aventures du jeune Artemis Fowl, le deuxième de ce nom, un brillant garçon de 12 ans issu d’une longue lignée de criminels qui poursuit la tradition familiale. Ce personnage hors norme, incarné par le nouveau venu Ferdia Shaw, part en guerre contre le peuple des Fées, qui serait peut-être responsable de la disparition de son père quelques années plus tôt. L’acteur et réalisateur britannique Kenneth Branagh, qui a réalisé pour le compte de Disney une version efficace mais convenue de Cendrillon en 2015, assure la réalisation de ce premier film mettant en vedette le jeune héros aux lunettes noires.
 

Artemis Fowl
​Disney+, dès le vendredi 12 juin