«Code C.»: seuls ensemble

Vrak

Vous connaissez le « smouking » ? C’est peut-être un des gains les plus concrets que le confinement nous permettra de faire, avance Mehdi Bousaidan, qui estime que les grandes lignes devront s’adapter pour produire « des vêtements chics, mais mous », voire « des smokings, mais mous, des smoukings » ! Parce qu’en matière de vêtements, la gang deCode F. et de Code G. a tranché : il n’y aura pas de retour en arrière « vers le dur », arguent-ils dans Code C., amusante production parallèle — 100 % confinée — née de la cuisse gauche de ce sympathique combo signé Vrak.

Ils sont sept « codistes » à avoir joué le jeu. Ils entrouvrent leur cocon avec le sans-gêne qu’on leur connaît : Maripier Morin, Marianna Mazza, Catherine Éthier, Félix-Antoine Tremblay, Pier-Luc Funk, Julien Lacroix et ledit Mehdi, cité en intro. Est-ce parce qu’ils sont eux-mêmes habillés en mou ? On les sent décontractés, peu enclins à céder à la crainte paralysante qu’on a vue ailleurs, même si leurs doutes métaphysiques habituels, eux, restent entiers. Chacun est passé maître dans l’art de l’autodérision livrée avec panache. On n’en est peut-être pas à « une ligne un punch », mais certainement à « un segment, un punch ».

Ces cinq épisodes narrés par Catherine Brunet permettent au septuor de quadriller le territoire du parfait confiné. Le sexe (central pour tous), les willy-pop (salut Félix-Antoine et Pier-Luc !), gérer ses parents (et être gérés par eux, allô Marie-Pier !), assumer son hypocondrie (coucou Julien !), les 5 à 7 virtuels, les deux mètres de distance… les thèmes s’enchaînent à toute vapeur, tous fils dehors. Et c’est fort bien bricolé ainsi.

Code C

Vrak, de lundi à vendredi, 19 h 30 ; puis sur Crave dès le 23 mai