Explications, s’il vous plaît

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En cinq minutes

Depuis un peu plus d’un an maintenant, le producteur QUB (Québecor) propose le balado En 5 minutes, qui maintient avec un rythme d’enfer son décorticage des choses de la vie. Chaque épisode a beau ne durer que cinq minutes — le nom le dit, auront remarqué les fins limiers —, l’équipe menée par Charles Trahan publie quand même une capsule chaque matin de la semaine.

Le catalogue des sujets abordés par le balado est déjà vaste, mais il se resserre évidemment depuis quelques semaines autour des différentes répercussions du coronavirus. Comme les épisodes sont menés à tour de rôle par différents journalistes, dont Élise Jetté, Myriam Lefebvre et Baptiste Zapirain, le ton n’est jamais tout à fait le même malgré une approche similaire.

Ici, pas d’entrevues ou d’experts. L’exercice est de mâcher les sujets et de les expliquer par la bouche des journalistes. Un peu de musique et d’humour servent le propos, qui ne se prive pas d’aller s’enraciner dans un contexte historique. En 5 minutes a été nommée « Meilleure série francophone » lors des Canadian Podcast Awards, qui ont eu lieu au début de 2020.

Ça s’explique

Du côté de Radio-Canada, le balado Ça s’explique est une sorte d’équivalent, ou peut-être même de complément, à En cinq minutes. Sur papier, le concept de base est similaire : s’attaquer à un sujet par épisode et le creuser. Ça s’explique est aussi diffusé chaque matin de la semaine.

L’approche y est toutefois plus radio-canadienne, disons. D’abord, l’animateur, Alexis De Lancer — aussi à la barre de l’émission Les décrypteurs —, aborde chaque angle choisi en compagnie d’un invité, d’un expert, et ce, pendant environ 20 minutes. On utilise aussi par moments des archives, qui viennent dynamiser un contenu moins porté sur la forme que sur le fond. Ce n’est pas mal, mais on y est pour ce qui se dit, pas pour l’enrobage.

Comme Ça s’explique « s’intéresse à l’actualité, une question à la fois », le coronavirus est nécessairement au cœur des récents épisodes. Mais les archives se révèlent une source d’information assez riche, même à retardement.