Les flâneuses

Photo: Le Devoir
Manon Dumais

Lemaitre en images
Suite d’Au revoir là-haut, qui a fait l’objet au cinéma d’une adaptation inventive et colorée d’Albert Dupontel, le roman Couleurs de l’incendie, de Pierre Lemaitre, renaît de ses cendres grâce aux bons soins du bédéiste Christian De Metter. Campé dans les années 1930, le récit suit les tribulations de Madeleine, fille du banquier Marcel Péricourt, qui sera menée à la ruine par son oncle, son bras droit et un aspirant journaliste. Une ahurissante histoire de vengeance sur fond de montée du nazisme, portée par des illustrations aussi glauques et grises que l’époque qu’elles dépeignent.


Odile Tremblay

Avec Janette
À l’intention des aînés qui s’ennuient à domicile, l’infatigable Janette Bertrand concocte chaque dimanche une série de capsules Écrire sa vie sur le site AvantÂge (centreavantage.ca). Elle fournit des conseils d’écriture pour les gens à domicile qui ne savent pas par quel bout commencer pour tisser le récit de leur existence. Et elle leur recommande d’écrire d’abord pour eux-mêmes sans se préoccuper d’être ou non publiés. L’écriture peut être une voie royale pour meubler avec la mémoire les temps de confinement, en remontant le cours des changements de société qui ont marqué la vie de chacun.


Valérie Duhaime

Une dernière danse
La bande serait normalement à la taverne à déguster le premier tour des séries éliminatoires de la NBA, mais comme la situation est celle que l’on connaît, c’est en party de Netflix qu’elle s’est réunie autour des deux premiers épisodes de la très attendue série sur la dernière saison gagnante de Michael Jordan et de ses historiques Bulls de Chicago. Des images exclusives et longtemps considérées comme mythiques filmées au cœur de l’action, des vilains, des rivalités, des larmes et du sang… The Last Dance est tout ce qu’on pouvait espérer. Deux épisodes sont libérés par semaine sur Netflix.


Caroline Montpetit

Brassens à la rescousse
Pour rêver, le temps d’une chanson, de fêter nos proches en CHSLD, Georges Brassens a enregistré en 1972 L’ancêtre sur son album La religieuse. À l’hospice, au chevet d’un vieillard aimé, femmes et hommes apportent des instruments de musique, des cigarettes, du bon vin et des câlins pour lui permettre de profiter de ses derniers jours. Mais, protocole de santé oblige, ils se font rabrouer à la porte. On servira plutôt à l’ancêtre mourant des cantiques et de l’eau bénite, servis en robe de bonne sœur. Ça vous rappelle quelque chose? Un air à fredonner pour échapper à la morosité ambiante.