«Meilleur avant»: une épicerie, la nuit

Incursion dans le quotidien très tranquille des employés de nuit d’une épicerie.
Photo: TV5Unis Incursion dans le quotidien très tranquille des employés de nuit d’une épicerie.

Les créateurs de Meilleur avant ne pouvaient se douter qu’au moment de lancer leur websérie, faire son épicerie deviendrait une expérience étrange pour une large partie de la population mondiale. Ni qu’il serait impossible de se rendre dans un marché d’alimentation durant la nuit. Les circonstances actuelles ajoutent une couche d’excentricité au visionnement de cette comédie aux accents absurdes imaginée par Laura Bergeron et Maxime Robin.

On y fait une incursion dans le quotidien très tranquille des employés de nuit d’une épicerie, au moment où le gérant, craignant que la chaîne abolisse ce quart de travail moins achalandé, engage un doctorant en philosophie pour redynamiser ses troupes, qui ne se distinguent pas par leur entrain… Ce nouveau venu en apparence sain d’esprit et bien intentionné détonne dans cette équipe formée d’une ex-espionne du KGB d’un certain âge et peu loquace, d’une jeune pâtissière aux allures garçonnes, d’une exaltée aux ambitions de voyante, d’une ex-vedette d’on ne sait trop quoi et d’un gérant beaucoup plus obsédé par les sports collectifs que par son commerce. Et pourtant, il finira par s’y fondre sans trop de difficulté.

Meilleur avant est un objet étrange en sept épisodes, une comédie qui ne déclenche pas de rires francs, mais qui fait sourire par ses excentricités, autant dans son propos et que dans le ton employé. La réalisation inventive de Bergeron et Robin et leur savoureuse galerie de personnages, interprétés avec un plaisir évident par une distribution solide (tout particulièrement Nico Racicot dans le rôle principal et Luc Boucher en patron zélé) donne quelques raisons de s’aventurer dans cette série déroutante.

Meilleur avant

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