«Ciao plastique»: une famille sans plastique

Le défi que s’est lancé la journaliste Évelyne Charuest est vertigineux. Vivre une année sans plastique avec son conjoint et leurs deux jeunes enfants.
Photo: Explora Le défi que s’est lancé la journaliste Évelyne Charuest est vertigineux. Vivre une année sans plastique avec son conjoint et leurs deux jeunes enfants.

Le défi que s’est lancé la journaliste Évelyne Charuest est vertigineux. Vivre une année sans plastique avec son conjoint et leurs deux jeunes enfants. Leur expérience se décline en trois épisodes d’une série documentaire dérangeante. Bourrée d’idées et de faits, mais aussi traversée de doutes et de contrepoints déstabilisants, Ciao plastique ! montre non seulement la difficulté extrême d’un tel exercice, mais ses douloureuses limites.

Saluons d’entrée de jeu le ton pétillant de la journaliste qui met en pratique un fantasme de plus en plus répandu, mais rarement observé tant l’entreprise est une montagne dans nos sociétés. Évelyne Charuest a du bagout et un solide bagage intellectuel sur la question, mais elle a aussi l’humilité d’inviter autour d’elles des spécialistes aux voix discordantes, quitte à les rabrouer gentiment, mais fermement au passage lorsqu’ils prennent des raccourcis. Sur le plan factuel, l’ensemble est costaud, livré dans une formule très concentrée qui aurait gagné à être appuyée de tableaux, de bulles et autres béquilles visuelles.

En entrevue à Pénélope, alors qu’elle achevait le tournage, la journaliste avait précisé que son but n’était pas de « diaboliser le plastique ». Reste qu’en en faisant son unique cheval de bataille, jusqu’à sortir littéralement des objets de sa maison pour en racheter d’autres plus en adéquation avec sa quête, elle laisse dans l’ombre des questions lancinantes. Au premier chef, celle du poids plume des décisions individuelles dans un monde où l’économie de marché a la main lourde, pour ne pas dire omnipotente. Vivement une suite !

Ciao plastique

ICI Explora, vendredi, 20 h