«Infini»: ne pas perdre Espoir

«Infini» est un jeu étrange, expérimental même. On y prend la place d’Espoir, un personnage non genré qui se retrouve perdu dans une sorte d’univers intérieur déjanté.
Photo: Barnaque «Infini» est un jeu étrange, expérimental même. On y prend la place d’Espoir, un personnage non genré qui se retrouve perdu dans une sorte d’univers intérieur déjanté.

Il y a de ces jeux qui ont plus leur place dans une galerie ou un musée que dans notre salon. Le jeu d’action Infini, du studio indépendant montréalais Barnaque, en fait partie. Et comme les lieux d’exposition sont fermés, pourquoi ne pas inviter l’expérience chez soi ?

Disons-le d’emblée, Infini est un jeu étrange, expérimental même. On y prend la place d’Espoir, un personnage non genré qui se retrouve perdu dans une sorte d’univers intérieur déjanté. Espoir se donne pour mission de retrouver son chemin afin de revenir dans son monde.

Une série d’obstacles et de casse-tête visuels (dont plusieurs sont très corsés) se dressent entre Espoir et son salut. En jeu, notre personnage tombe du haut de notre écran vers le bas. C’est à nous de le guider, soit en le faisant se déplacer de gauche à droite, soit en utilisant certains pouvoirs mystérieux, comme celui de ralentir sa chute. Notre personnage se téléporte aussi d’un côté de l’écran à son opposé à son contact.

Au bord de ce qu’on imagine être un trip d’acide, la facture visuelle et la narration d’Infini se joignent au sein d’un voyage psychédélique. Les environnements et personnages présentés par les développeurs, comme une jungle luxuriante ou un éléphant nommé Mémoire, ont une facture visuelle surréelle faite main qui tient presque du croquis.

Autres personnages tripatifs dignes de mention : Paix, un chaman à trois yeux ; Temps, un ours qui a pour tête une pierre ; et Poésie, un renard multicolore. Guerre, le méchant qui a emprisonné Espoir dans l’Infini, est un homme dont la tête a été remplacée par un fusil d’assaut.

Intéressant, divertissant, mais pas nécessairement amusant, Infini n’est pas pour tout le monde. Même ici, on a été rebuté à la première approche. Et à la deuxième aussi. Mais voilà, rien d’autre n’y ressemble. À essayer, ne serait-ce que pour explorer les limites du jeu.

Infini

Développé par Barnaque et édité par Nakana Games. Offert pour environnement Windows seulement.