«Skate le monde»: roule ta ville

En 13 épisodes, la série documentaire «Skate le monde»<em> </em>jette un éclairage différent sur des villes archivisitées comme Barcelone, Casablanca ou Varsovie.
Photo: TV5 En 13 épisodes, la série documentaire «Skate le monde» jette un éclairage différent sur des villes archivisitées comme Barcelone, Casablanca ou Varsovie.

Visiter une ville par ses skateparks, repères par excellence d’une jeunesse branchée, s’avère aussi stimulant que rafraîchissant sous la houlette décontractée de l’humoriste et animateur Mathieu Cyr. Skate le monde nous entraîne à sa suite dans une formule moins nichée qu’on pourrait le croire, la culture de la planche agissant comme un sésame sur les secrets historiques, artistiques et architecturaux dont recèlent ces espaces moins fréquentés par la faune touristique.

En 13 épisodes, la série documentaire jette un éclairage différent sur des villes archivisitées comme Barcelone, Casablanca ou Varsovie. Le premier épisode, consacré à Israël, déroute autant qu’il charme. Sur la planche de Mathieu Cyr, on accède aux coulisses d’un pays festif abritant une scène alternative foisonnante. Sur cette terre sainte aux contrastes exacerbés par les conflits communautaires, le skate, vu ici comme un art total, rallie des planchistes de toutes les communautés. Jusqu’à des esthètes venant de l’étranger.

Les sujets qui fâchent ne sont pas éludés, mais abordés sans forcer par un Mathieu Cyr débonnaire. Cool est le mot d’ordre de tous ces mordus qui forment une communauté hétéroclite. L’ensemble est allègre sans être léger. Les images sont magnifiées par le soleil tapant de midi aussi bien que par les lueurs pastel du soir ou les néons crus de la nuit. La caméra est moins convaincante, tantôt frénétique, tantôt statique. Une production en roue libre, qui trouve aussi une incarnation sportive sur le Web avec Les athlètes du skate s’attachant aux parcours d’Annie Guglia et JS Lapierre.

Skate le monde

TV5, mardi, 19 h ; compléments Web en ligne dès le 27 mars