Sixteen Oceans, Four Tet

S’il s’agit de votre premier contact avec l’univers musical du compositeur britannique Kieran Hebden — un house immaculé et harmonieux assorti d’instruments acoustiques des traditions africaines et orientales —, Sixteen Oceans tombe pile. Un beau disque, aux rythmiques délicates, aux orchestrations aériennes, valsant entre downtempo et house de bon goût. Les fans de longue date de Four Tet ne pourront toutefois s’empêcher d’être déçus par ce qui s’écoute comme une suite, sans révélations, de l’impeccable New Energy paru il y a trois ans. La volatile Harpsichord du nouvel album ? Une relecture molle de l’hypnotique Two Thousand and Seventeen. Insect Near Piha Beach, l’une des plus réussies du nouvel album, un rythme house servant de piste de décollage à une sorte de kora, n’a ni le motif mélodique ni l’intelligence des orchestrations du classique Planet utilisant le même genre de matériaux sonores. Un disque aux airs de fin de cycle créatif pour Hebden, qui nous avait habitués depuis une quinzaine d’années à plus de créativité.

Écoutez Baby

Sixteen Oceans

★★★
​Électronique

Four, TetText