Sur vos écrans: de quoi se relâcher…

Scène de «Sauvages et orphelins»
Photo: Canal Vie Scène de «Sauvages et orphelins»

Abécédaire vivant

 

Rares sont les spectacles de danse moderne qui s’adressent spécifiquement aux enfants et qui appellent une participation active de leur part, même dans une salle sombre. 26 lettres à danser, de la troupe Bouge de là et de la chorégraphe Hélène Langevin, est de cette espèce rare, qui passe en plus le test de la captation télévisuelle, d’autant plus qu’on y entend l’enthousiasme du public présent lors de l’enregistrement à la Maison-Théâtre. Ce spectacle, qui mélange habilement danse et théâtre, dresse un inventaire vivant, rythmé et imaginatif des lettres de l’alphabet, explorées une à une de façon magique et joyeusement désordonnées. Un plaisir pour les lecteurs en herbe, mais aussi pour ceux qui lisent depuis très longtemps.


26 lettres à danser Artv, lundi, 20 h 30 et sur tou.tv

 

Suites et dérivés

 

La plateforme numérique jeunesse de Télé-Québec propose, en cette relâche scolaire, des suites de créations qui ont fait leurs preuves et des productions dérivées d’autres œuvres qui valent le détour. Ainsi, les fans de la série fantastique Le 422 pourront découvrir ce qu’il advient de la petite Lucie dans une courte minisérie web en quatre épisodes. Ils seront peut-être également interpellés par la quatrième saison de Marc-en-peluche, cette autre websérie fantastique créée par l’équipe derrière Le 422. L’intimidateur transformé malgré lui en marionnette n’est plus le seul à être prisonnier de cette « incarnation » depuis la fin de la troisième saison. On suit les efforts des peluches pour retrouver leur forme humaine.

La websérie documentaire Pourquoi ? qui répond de façon intelligente, mais amusante, à des questions importantes telles que « Pourquoi on dort ? » et « Pourquoi on pue des pieds ? » revient avec une nouvelle fournée de capsules. La première : « Pourquoi on tombe en amour ? » Un peu dans le même esprit de découverte, la bande dessinée La liste des choses qui existent, de Cathon et Iris, ont droit à une très amusante adaptation télévisuelle, avec les voix d’Émilie Bibeau et de Debbie Lynch-White dans les rôles de deux bédéistes qui s’interrogent sur l’origine de plusieurs objets du quotidien. Le téléphone, les lunettes, l’horloge, le maillot de bain et la frite sont quelques-unes des choses qui sont au cœur d’une des 13 capsules réalisées par Cathon, Iris Boudreau et Francis Papillon.

 
Où est Lucie ? / Marc-en-peluche / Pourquoi ? / La liste des choses qui existent squat.telequebec.tv

 

À la rescousse !

 

Difficile de résister à cette nouvelle série documentaire de Canal Vie, qui risque de plaire à un public pas nécessairement acquis à cette chaîne. C’est qu’elle nous fait entrer dans le quotidien de gens qui ont ouvert des refuges pour animaux sauvages blessés ou laissés orphelins en bas âge, dans différentes régions du Québec. Au-delà du caractère « mignon » de tels refuges (oui, on voit beaucoup de bébés de plein d’espèces, nourris au biberon), la série donne à réfléchir sur le travail colossal qu’ils exigent de leurs instigateurs et de leurs proches et, dans une certaine mesure, sur les effets de « l’étalement » géographique de l’activité humaine sur la santé des espèces sauvages.


Sauvages et orphelins Canal Vie, mercredi, 19 h 30

Le visionnement en continu

Cette série documentaire de type true crime se penche sur une affaire qui a fait beaucoup de bruits dans le Canada anglais tout au long des années 2010, mais qui n’a pratiquement pas eu d’écho dans notre « solitude ». En 2011, Richard Oland, le vice-président de la brasserie néo-brunswickoise Moosehead, une entreprise familiale centenaire, a été retrouvé assassiné à coups de marteau dans son bureau, à St-John’s. Rapidement, son fils Dennis est considéré comme un suspect, puis sera condamné à la prison à vie pour ce meurtre. En appel, cette décision sera renversée et le fils, innocenté. La série documentaire en quatre épisodes met habilement le doigt sur les défaillances (parfois dignes de la fiction) de l’enquête qui mené à la condamnation du fils, qui aurait pu par ailleurs être un coupable passablement crédible.
 

The Oland Murder, CBC, mercredi, 21 h et sur CBC Gem


Grande toile criminelle

Décidément, l’oeuvre romanesque de Roberto Saviano a un grand potentiel d’adaptation à l’écran. Après la série percutante Gomorrah (qui avait été précédée par une adaptation cinématographique tout aussi « coup de poing »), qu’il avait lui-même adaptée pour le petit écran, c’est au tour du roman ZeroZeroZero d’être mis en image dans une coproduction américano-franco-italienne. Les huit épisodes racontent le long parcours d’une cargaison de cocaïne, des cartels mexicains aux groupes criminels qui en assurent la distribution mondiale, en passant par la famille propriétaire de l’entreprise qui en assure le transport. Ce récit complexe illustre les luttes de pouvoir auxquelles se livrent tous les groupes en présence et les rouages de l’économie souterraine mondialisée.

ZeroZeroZero Prime Video, dès vendredi