«Projet 2000»: carpe diem, sti!

«Projet 2000» raconte, avec un humour frivole mâtiné de sarcasme, le pari que se lancent Vincent Magny et sa bande pour la prochaine décennie.
Photo: Tou.tv «Projet 2000» raconte, avec un humour frivole mâtiné de sarcasme, le pari que se lancent Vincent Magny et sa bande pour la prochaine décennie.

Juin 1999. Assommé par la défaite référendaire, le Oui montre quelques signes de vigueur alors que la peur du passage à l’an 2000 gagne les esprits. Fraîchement diplômés du secondaire, Vincent Magny et sa bande font le pacte de vivre « aujourd’hui le demain d’aujourd’hui ». Écrite par Julien Lacroix et Olivier Thivierge, Projet 2000 raconte, avec un humour frivole mâtiné de sarcasme, le pari qu’ils se lancent pour la prochaine décennie.

Défi de taille : leur quête devra être terminée avant que le bogue de l’an 2000 ne sème le chaos dans le trafic aérien, les centrales nucléaires, les banques et, par effet de domino, dans leurs rêves de grandeur. Cette torsion temporelle pimente le cours de la websérie d’apprentissage. À l’instar de son carré d’as, celle-ci tourne les coins ronds en alignant les effets de surprise sans se formaliser de l’assemblage, qui ne craint ni l’absurdité ni même parfois une vulgarité bien grasse digne d’Elvis Gratton.

La réalisation de François St-Amant se coule aux dialogues, ajoutant çà et là une couche d’absurde par des plans facétieux. Dans le rôle-titre, Julien Lacroix en fait beaucoup devant un Mehdi Bousaidan qui, par contraste, déploie des trésors de finesse. Julianne Côté et Catherine Brunet complètent vertueusement le quatuor entouré d’une galerie de ratés sympathiques. Le tout n’est pas sans défauts, mais reste plaisant, si bien qu’on n’oserait jamais, à l’instar de la blonde de Vincent, conclure que, malgré « ses belles qualités », « ses défauts sont juste trop gros », tant s’en faut.

Projet 2000

Tou.tv, dès mardi