Sur vos écrans: et si c’était possible?

L’amour à la plage
Photo: Radio-Canada L’amour à la plage

Élans du cœur sous le soleil

 

L’amour n’a pas d’âge, à ce qu’on dit, mais l’âge vient jouer des tours à ceux qui cherchent l’amour, même dans des conditions « propices » aux rencontres avec des gens qui ont le même nombre d’années au compteur… C’est ce qui se dégage de ce documentaire de Judith Plamondon et de Lessandro Socrates qui met en lumière les confidences de quatre snowbirds québécois qui fréquentent le ghetto francophone de Fort Lauderdale, à Hollywood Beach, réminiscence d’une époque glorieuse révolue.

Ces quatre retraités, qui sont tous dans des relations complexes et pas nécessairement satisfaisantes, laissent transparaître dans leurs propos leur besoin d’aimer et d’être aimé, la peur de perdre l’autre et de se retrouver seul. Ces confidences, livrées avec un abandon certain dans un décor en voie de disparaître, offrent un terreau fertile à la réflexion sur la félicité amoureuse au soir de sa vie.


L’amour à la plage
Radio-Canada, samedi, 22 h 30 et Tou.tv

 

Des dindons et des extraterrestres

 

Après avoir été balancée d’un coup dans la partie payante de Tou.tv, la troisième saison des intrigues policières échevelées imaginées par Joanne Arseneau est diffusée de façon hebdomadaire à la télévision traditionnelle. Cette nouvelle enquête qui occupe l’équipe policière de la couronne nord, toujours menée par Constance (Isabelle Blais) et son collègue et ex-amoureux Fred (Émile Proulx-Cloutier), sur le meurtre d’un éleveur de dindons qui croyait aux extraterrestres, apporte son lot d’excentricités amusantes, de relations d’affaires louches, mais surtout de personnages secondaires particulièrement savoureux, aux premiers rangs desquels on trouve ceux qui sont incarnés avec brio par Stéphane Demers et Éric Robidoux. Les intrigues amoureuses et familiales qui occupent l’héroïne et son entourage complètent à merveille cette nouvelle saison de Faits divers, qui a trouvé dans le format de six épisodes son écrin parfait, « consommée » en rafale ou non.


Faits divers
Radio-Canada, lundi, 21 h

 

Un beau grand bateau

 

Depuis juillet 2016, il est possible de visiter dans les environs de Williamstown, au Kentucky, un parc thématique créationniste dont la principale attraction est une immense reproduction de l’arche de Noé, dans laquelle sont exposées des centaines de répliques des divers animaux qui auraient été sauvés du déluge, dont des dinosaures. Ce site touristique, qui a pu profiter d’aides du gouvernement local et qui attire maintenant pas loin d’un million de visiteurs par année, a été érigé afin de prouver la vérité historique et scientifique de la Bible. Le documentaire We Believe in Dinosaurs, tourné durant les années d’élaboration de ce projet colossal et controversé jusqu’à son ouverture, le présente à travers le point de vue du responsable de la fabrication des reproductions (au demeurant fort réalistes) des animaux, d’un géologue de la région qui remet en question les critères d’embauche de ce parc thématique basés sur la foi des candidats et d’un ancien créationniste qui s’emploie à expliquer en ligne comment pensent ses anciens coreligionnaires. Le film expose avec sérieux et respect le point de vue de chacun des camps, pose la question de la séparation de l’État et de la religion, et du fragile équilibre entre la science et la foi.


We Believe in Dinosaurs
PBS, lundi, 22 h


Pacino, chasseur de nazis

 

Al Pacino s’est toujours fait très rare au petit écran, à l’exception des rôles principaux qu’il a tenus dans quelques téléfilms biographiques produits par HBO (Paterno, You Don’t Know Jack, Phili Spector) et dans la minisérie Angels in America. Le voilà dans le premier rôle de cette série produite par Jordan Peele (Get Out), un drame à saveur historique planté dans le New York de la fin des années 1970. Il y incarne le meneur d’une bande de chasseurs de hauts gradés nazis qui ont trouvé refuge dans la Grosse Pomme et qui planifient de poursuivre leur projet maléfique de ce côté de l’Atlantique.


Hunters
Amazon Prime Video, dès vendredi
 

Le visionnement de la semaine

Le titre de cette comédie dramatique britannique, issu de l’argot cockney, pourrait se traduire dans une langue familière par « cassés ». Ses protagonistes, des trentenaires de la classe ouvrière d’une petite ville du nord de l’Angleterre, arrivent à joindre les deux bouts grâce aux revenus d’activités illicites. Certains d’entre eux voudraient peut-être changer le cours de leur existence en allant voir ailleurs. C’est sans compter sur la force d’inertie que constitue le noyau de cette bande de petits malfrats, Vinnie, un bipolaire par moments suicidaire qui a le don de se mettre dans le pétrin et de mobiliser ses copains pour l’aider à s’en sortir. Il en résulte une série aux confluents de plusieurs genres (la comédie franche, le drame social, le thriller à la Guy Ritchie), peuplée de personnages en apparence caricaturaux, mais qui prennent du coffre rapidement et auxquels on s’attache sans s’en rendre compte.


Brassic
CBC Gem, dès vendredi