«La la la»: les hauts et les bas de la comédie musicale

Les Films Séville

Elle est totalement absente de la course aux Oscar cette année, elle a pourtant triomphé à différentes époques de l’histoire du 7e art. La comédie musicale est un genre qu’on se plaît à dénigrer pour sa superficialité, son côté prévisible et sa jovialité, puis elle revient en force et est célébrée tant par le public que la critique. C’est ce qui se dégage de ce documentaire du français Éric Bitoun, qui s’accroche au succès phénoménal que fut Pour l’amour d’Hollywood (La La Land), en 2017, pour raconter les hauts et les bas de l’évolution de ce type de film, des premiers pas du cinéma parlant à nos jours.

Des spécialistes universitaires de la comédie musicale, mais aussi des amoureux de ce genre « populaire », dont le cinéaste Patrice Leconte et le regretté Michel Legrand, le réalisateur de La La Land, Damien Chazelle, et celui de Chicago, Rob Marshall, racontent son histoire en évoquant les grands créateurs et les grands films qui l’ont marquée. Busby Berkeley, Fred Astaire, Gene Kelly, Jacques Demy, Bob Fosse, tous ont droit à leur « chapitre » richement illustré d’extraits de leurs œuvres qui ont fixé les canons du genre et inspiré d’autres générations de cinéastes.

Le film s’attarde beaucoup à l’âge d’or américain de la comédie musicale, fait un détour nécessaire mais assez réducteur du côté des productions françaises des années 1960, puis évoque trop rapidement celles d’ailleurs, dont les incontournables films à grand déploiement de Bollywood, qui mériteraient à eux seuls un autre documentaire. Il a toutefois le mérite de donner envie de découvrir ou de redécouvrir, sans snobisme, plusieurs films dansants et chantants.

La La La

RDI, lundi, 20 h