«Wattam»: une touche de joie

Image: Annapurna Interactive

La barre était haute pour le concepteur de Katamari Damacy et de Noby Noby Boy, Keita Takahashi. Réussit-il à nous surprendre avec sa nouvelle création, Wattam ? Plus ou moins. Plongeons.

Keita Takahashi affirmait avant la sortie de son nouveau jeu vouloir apporter de la joie dans nos vies. Alors que le monde s’entre-déchire pour des raisons souvent « futiles », pourquoi devrions-nous en plus nous battre dans les jeux vidéo ?

Le concepteur et le studio Funomena nous offrent donc avec Wattam l’antithèse du jeu de combat. On y prend la place d’un maire — un cube vert bipède avec, sous son chapeau, une bombe d’amour — qui tente de retrouver ses amis oubliés.

Pour ce faire, on s’attelle à résoudre des casse-tête un peu déjantés. On emmène notre copain l’oignon près d’une paire d’yeux afin de les faire pleurer… jusqu’à en remplir une mer. On convainc un ballon de braver sa peur des hauteurs pour atteindre le soleil et récupérer le téléphone qu’il a dérobé. Ces petits défis qui nous sont communiqués pour la plupart en peu de mots sont souvent si alambiqués qu’ils provoquent le fou rire.

Dommage que l’expérience soit aussi peu convaincante techniquement. Sur PC Windows, plateforme sur laquelle on a essayé Wattam, le jeu semble peu optimisé. Un bogue intempestif a de plus coupé court à notre exploration. On recommande donc d’opter pour la version console du jeu.

Non, Wattam n’aura pas la portée de son prédécesseur. Mais on applaudit à la fougue et à la folie de son concepteur ; il nous a donné le sourire lors d’une froide journée d’hiver. Et c’est tout ce qui compte.

Wattam

Développé par Funomena et édité par Annapurna Interactive. Offert pour PlayStation 4 et PC.