«Pour toujours, plus un jour»: cueillir le jour… ou l’année

Une série coproduite par Vrak, «Pour toujours, plus un jour», mettant en vedette Pier-Luc Funk et Catherine Brunet, a été présenté aux médias mardi.
Photo: Crave Une série coproduite par Vrak, «Pour toujours, plus un jour», mettant en vedette Pier-Luc Funk et Catherine Brunet, a été présenté aux médias mardi.

Le titre de travail (ironique) de Pour toujours, plus un jour, la nouvelle série originale en français de Crave, était YOLO, l’acronyme de « You only live once », quelque chose comme une version moderne du carpe diem. Ou « cueillir le jour » en français. Sauf qu’ici, c’est l’affaire d’une année.

Dans cette production de 14 épisodes de 30 minutes mettant en vedette Pier-Luc Funk et Catherine Brunet, « c’est la mort qui est le moteur le plus fort », explique la productrice Vicky Bounadère, de chez Passez Go.

C’est que le personnage de Chuck (Funk), atteint d’une maladie orpheline, apprend qu’il ne lui reste qu’un an à vivre. Dès le premier épisode, Chuck, aux côtés de son amoureuse Delphine (Brunet), en fait l’annonce à sa garde rapprochée, soit son frère Benjamin et deux de ses amis, Junior et Mia.

Électrochoc, donc, dans ce que Funk appelle un « clan ». Et électrochoc du côté du spectateur aussi, car la série écrite en bonne partie par Guillaume Girard (L’heure est grave, SNL Québec) trouve très rapidement son ton : celui de la fine ligne entre le rire et les larmes. « Idéalement dans une même scène », d’ajouter Vicky Bounadère.

Et du haut des deux premiers épisodes, Pour toujours, plus un jour est très efficace. Les gags sont justes, l’humour n’est pas trop appuyé et le drame est crédible. Ce qui fait que les remises en question de chacun après la grave annonce de Chuck sont crédibles et intrigantes.

Bien sûr, les deux protagonistes vont vouloir vivre à plein — fini le gruau matinal, bienvenue le karaoké d’après-midi. Les personnages secondaires veulent eux aussi cueillir le jour. Leurs réflexions et leurs actions peuvent être contagieuses pour le téléspectateur.

Chuck et Delphine ont deux personnalités très différentes — lui est exterminateur et elle, artiste visuelle —, mais rien n’est plaqué et on croit autant à leur amour qu’à leur tristesse.

Les comédiens y sont très justes. Au tournage, « il fallait écouter et s’abandonner dans le moment, et pas essayer de se rendre au point B dans le texte », expliquait Funk aux médias.

Pour toujours, plus un jour porte cette idée du vivre ici et maintenant chère à la jeune génération qui porte ce projet. Mais la série peut aussi intéresser un peu tout le monde, croit-on à la programmation de Crave. « On m’a dit que tout le monde passerait probablement par là », dit Pier-Luc Funk en rigolant au sujet de la mort.

L’amour est aussi un des moteurs de la série, croit la productrice Bounadère, aussi derrière Le chalet. Il y a le couple principal, mais Mia vit aussi son lot de drames et Junior ne semble pas loin dans les parages.

« On avait envie de faire un [produit] feel good qui nous amène à réfléchir, à revenir à la dette qu’on a envers nous-mêmes, qui est d’être heureux, pour reprendre les mots de Guillaume » Girard.

Vous faites quoi demain, vous ?