«Trou de cul, une théorie»: ces «connards» qui mènent le monde

Tout au long du film, on sent un «éléphant dans la pièce», Donald Trump, jamais nommé. 
Photo: Télé-Québec Tout au long du film, on sent un «éléphant dans la pièce», Donald Trump, jamais nommé. 

Le titre est vulgaire, la réalité aussi. Assholes, a Theory, le documentaire de John Walker, traduit en français par Trous de cul, une théorie, décrit le « trou de cul » type comme un être narcissique qui ne pense qu’à lui-même et à son profit, qui se croit supérieur aux autres et qui considère que tout lui est dû. Le phénomène demeurerait marginal si les « trous de cul » de ce monde n’avaient pas la cote, explique Walker, au point d’atteindre rapidement les plus hauts échelons du pouvoir dans des pays de plus en plus nombreux.

John Walker s’est en fait basé sur un essai du même titre, publié en 2012 par le professeur Aaron James, que l’on rencontre dans le film. Il part d’exemples de tous les jours mettant en vedette ces « connards » qui profitent des autres. Il prend ensuite le chemin d’Hollywood, où les narcissiques sont légion, et y rencontre une psychologue qui explique le phénomène. Toutefois, le segment le plus intéressant est probablement celui où le réalisateur se rend en Italie, sur les traces du « prototype » du « trou de cul » : l’ancien président Berlusconi.

On l’aura compris, Assholes, a Theory ratisse large. L’idée de base, soit démontrer que les personnes narcissiques et uniquement préoccupées par leurs intérêts, sont valorisées dans une société capitaliste est intéressante. Tout au long du film, on sent un « éléphant dans la pièce », Donald Trump, jamais nommé. Mais par ses longueurs et sa dispersion, le film demeure davantage un exercice de défoulement qu’une véritable théorie.

 

Trous de cul, une théorie

Télé-Québec, mercredi, 20 h