Dystopies, suites et science-fiction

En matière de science-fiction doublée d’un projet dérivé, mentionnons maintenant le fort attendu Star Trek: Picard, disponible le 23 janvier sur CBS All Access et Crave. Le fait que Patrick Stewart reprenne son personnage mythique crée d’immenses espoirs pour cette émission.
Photo: Trae Patton CBS En matière de science-fiction doublée d’un projet dérivé, mentionnons maintenant le fort attendu Star Trek: Picard, disponible le 23 janvier sur CBS All Access et Crave. Le fait que Patrick Stewart reprenne son personnage mythique crée d’immenses espoirs pour cette émission.

Depuis quelques années, plusieurs taxent le cinéma hollywoodien de lésiner en matière de créativité. Et de compenser en étirant la sauce de succès confirmés. Le petit écran ne semble pas échapper à cette tendance. Et l’un des services de webdiffusion les plus populaires du moment, Disney+, suit la vague. L’un des titres très attendus de l’année se trouve justement à être Monsters at Work. Une œuvre dérivée du film d’animation Monsters inc, de Pete Docker, paru en 2001, et produit par Pixar. Dans le cadre de cette production originale du géant du divertissement, les vétérans Billy Crystal et John Goodman redonneront de la voix. Et reprendront leurs rôles. Le premier, celui du petit cyclope vert et le second, de la grande bête bleue et velue. L’histoire recommence six mois après la fin du film. La date de sortie n’a pas été annoncée.

 

La date n’a pas non plus été annoncée pour Jurassic World : Camp Cretaceous, un autre produit dérivé de franchise. Cette série d’animation, diffusée par Netflix, plonge dans l’univers des dinosaures qui semble pour l’éternité inépuisable.

Toujours dans la lignée des séries dérivées, on note la présence d’un titre (également annoncé sur Netflix) qui attise la curiosité autant qu’il inquiète. À savoir Ratched. Cette série sera consacrée, eh oui, à l’infirmière de One Flew Over the Cuckoo’s Nest, du roman de Ken Kesey. C’est Sarah Paulson qui revêtira pour l’occasion l’uniforme de la despotique Nurse Ratched. Un rôle rendu célèbre grâce à la performance oscarisée de Louise Fletcher dans l’adaptation cinématographique de Milos Forman parue en 1975. Sarah Paulson semble être un bon choix pour relever le défi : en 2017, elle a remporté cinq prix majeurs pour son rôle dans The People v. O.J. Simpson. Notamment un Emmy, un SAG Award et un Golden Globe. N’empêche. L’idée d’une série entière consacrée à cette antihéroïne sent un peu la panne créative. On espère se tromper.

 
Photo: Netflix Scène de «Jurassic World: Camp Cretaceous»

Toujours sur le sujet des acteurs renommés et moult fois récompensés, soulignons que Hugh Laurie revient sous peu dans un rôle de premier plan au petit écran. Celui qui s’est illustré de 2004 à 2012 sur les ondes de Fox dans le mémorable drame médical Doctor House (et qui est également, pour la petite histoire, un musicien de blues) tiendra la vedette de Avenue 5. Cette comédie de science-fiction spatiale débute le 19 janvier à HBO. Le tout est créé par la bande de Veep — et nul autre que Will Smith se retrouve dans le poste de producteur.

En matière de science-fiction doublée d’un projet dérivé, mentionnons maintenant le fort attendu Star Trek : Picard, disponible le 23 janvier sur CBS All Access et Crave. Le fait que Patrick Stewart reprenne son personnage mythique crée d’immenses espoirs pour cette émission.

Au rayon des suites, impossible de passer à côté de Marvel, spécialiste en la matière. Cette année, les fidèles auront droit à une prolongation de la franchise Avengers avec The Falcon and the Winter Soldier. L’action de cette minisérie est située après celle du dernier film en date, soit Avengers : Endgame, paru l’an dernier. L’œuvre sera offerte sur le géant Disney+, qui continue, par ailleurs, de rapatrier ses produits autrefois diffusés par Netflix. Et qui proposera également, au cours de l’année, un autre volet de la franchise Marvel, soit WandaVision. On y suivra les péripéties de ces deux Avengers, encore, que sont Vision et Scarlett Witch, incarnés pour l’occasion par Paul Bettany et Elizabeth Olsen.

Au rayon horreur et climat de peur (signe des temps ?), le maître Stephen King se verra adapté deux fois, la première dans The Outsider. Diffusé dès le 12 janvier à HBO et à Crave, ce thriller aux accents surnaturels sera notamment porté par le brillant acteur australien Ben Mendelsohn. L’univers de King sera également à l’honneur dans The Stand à CBS. Cette série tournée à Vancouver s’intéresse à la propagation d’un virus mystérieux et meurtrier (comme dans L’épidémie). Notons que The Stand a déjà vu le jour une première fois en 1994, en tant que minisérie en quatre parties portée par Gary Sinise et Molly Ringwald. La date de cette nouvelle mouture n’a pas encore été annoncée.

Enchaînant du côté des adaptations littéraires, précisons que The Plot Against America débutera le 16 mars à HBO. Inspirée par le roman du même titre de Philip Roth, cette minisérie est marquée d’un sceau presque inné de qualité. En effet, elle est cocréée et coécrite par David Simon et Ed Burns, le duo qui nous a donné le cultissime The Wire et la sous-estimée Generation Kill.

Et puisqu’il est question d’œuvres cultes, HBO a confirmé avoir mis en branle le « prequel » comme on dit, ou plutôt l’antépisode de Game of Thrones. Intitulé House of the Dragon, cette production (dont l’action se déroule trente ans avant les faits présentés dans le Trône de fer) est entourée du plus grand mystère. Autre gros canon : la 10e saison de The Walking Dead reprend également en février à AMC, en plus d’offrir un nouveau spin-off, dont l’action se situe dix ans après l’original, plus tard au printemps.

Et pour finir, un autre mystère qui a, lui, été éclairci : la suite du Mandalorian sera diffusée sur Disney+ à l’automne. Cette adorable machine à vendre des toutous qu’est « Bébé Yoda » ne disparaîtra pas si rapidement.

Distribution étoilée

La théorie voulant que la télévision soit le nouveau cinéma semble faire un nombre grandissant d’adeptes. De grands noms de la réalisation, comme du jeu, passent de plus en plus, le temps d’un projet ou de plusieurs, au petit écran. La dernière star en date : Al Pacino, qui tiendra le rôle-titre dans Hunters. Présentée à Prime Video dès le 21 février, cette oeuvre aux accents dramatiques délirants a pour décor le New York des années 1970. La prémisse ? Une bande de « chasseurs » découvrent que plusieurs ex-officiers nazis vivent aux États-Unis et planifient d’instaurer le quatrième Reich. Avec Jordan Peele, le réalisateur de Get Out, dans l’équipe de production, on peut s’attendre à de l’excellente télévision. Même chose pour Self Made : Inspired by the Life of Madam C.J. Walker, une minisérie biographique inspirée de la vraie dame du titre, incarnée ici par l’oscarisée Octavia Spencer. Le drame s’intéresse à l’existence mouvementée de cette entrepreneuse devenue millionnaire grâce à sa ligne de produits capillaires pour les femmes afro-américaines. Produite par Netflix, Self Made sera mise en ligne le 20 mars.