Sur vos écrans: des entraîneurs bien différents

On rencontre dans le documentaire «Ali Nestor et les Princes de la rue» quelques jeunes qui ont trouvé refuge dans le gym-école pas banal du boxeur Ali Nestor.
Photo: Radio-Canada On rencontre dans le documentaire «Ali Nestor et les Princes de la rue» quelques jeunes qui ont trouvé refuge dans le gym-école pas banal du boxeur Ali Nestor.

Réussir autrement

 

On associe à raison le boxeur et entraîneur montréalais Ali Nestor à la classe politique puisque plusieurs politiciens s’entraînent avec lui. L’ex-maire de Montréal Denis Coderre a fondu comme neige au soleil sous ses conseils, Justin Trudeau lui a fait confiance pour le préparer pour son illustre combat contre Patrick Brazeau, l’ancienne mairesse d’arrondissement Anie Samson a trouvé le bonheur dans son gymnase, tout comme l’ancien ministre de l’Environnement, David Heurtel. Ces trois derniers se retrouvent dans le documentaire de Joël Bertomeu, qui dresse le portrait de Nestor, mais surtout de l’organisme qu’il a mis sur pied pour aider des jeunes qui flirtent avec la délinquance et le crime, ou qui ont flirté avec ceux-ci, à travers la pratique de la boxe et des arts martiaux, ayant lui-même été pas tellement sage dans sa jeunesse. On rencontre dans ce film quelques jeunes qui ont trouvé refuge dans son gym-école pas banal. L’ensemble est fort intéressant et souvent très émouvant, mais on aurait aimé en savoir un peu plus sur la façon dont se conjuguent l’entraînement physique et le parcours scolaire, et sur les résultats de cette démarche singulière.


Doc humanité : Ali Nestor et les Princes de la rue Radio-Canada, samedi, 22 h 30

 

Énigmatique entraîneur

 

On retrouve également un entraîneur sportif au cœur de cette minisérie inspirée du roman du même titre de Stephen King, mais son destin (fictif) est très différent de celui de M. Nestor… Terry Maitland (Jason Bateman), qui entraîne les jeunes garçons d’une équipe de baseball dans une petite ville anonyme, est accusé du viol et du meurtre d’un joueur de 11 ans. Les échantillons d’ADN prouvent qu’il serait le coupable, mais des preuves vidéo montrent pour leur part qu’il était ailleurs au moment du crime. La minisérie, à mi-chemin entre le polar et le drame d’horreur aux relents fantastiques, suit l’enquête sinueuse menée par le détective Anderson (Ben Mendelsohn) pour élucider ce crime horrible, qui prend une tournure étrange. Les premiers épisodes de la série, réalisée en partie par Jason Bateman et scénarisée (aussi en partie) par l’écrivain Dennis Lehane, donnent le goût de connaître son dénouement rapidement. À moins d’avoir lu le roman…


The Outsider HBO et Crave, dimanche, 21 h ; V.O., s.-t.f. à Super Écran, dimanche, 21 h et en version française, mercredi, 21 h

 

Pignon sur rue

 

La première incursion de la plateforme numérique de Vidéotron du côté de la téléréalité documentaire rappellera aux adolescents des années 1990 quelques souvenirs télévisuels très lointains. C’est que la prémisse ressemble à s’y méprendre au premier concept de téléréalité qui a fait son apparition à la télé québécoise durant cette décennie : la série Pignon sur rue, diffusée à Télé-Québec de 1995 à 1999, dans laquelle on suivait le quotidien de jeunes adultes issus de différentes régions du Québec qui cohabitaient dans un grand appartement montréalais. Dans L’appartement, une production créée et réalisée par Simon Sachel (Un zoo pas comme les autres), on suivra les aventures de cinq jeunes adultes eux aussi originaires de régions québécoises qui se retrouvent ensemble dans un logement du Plateau Mont-Royal. Même concept, mais époque différente. Les aventures de ces jeunes pousses urbaines seront sans doute un peu différentes de celles des cohortes de Pignon sur rue. Quoique…


L’appartement Club Illico, dès jeudi

Le visionnement en continu

L’acteur comique Kumail Nanjiani et sa conjointe Emily V. Gordon avaient causé (l’agréable) surprise avec leur comédie romantique racontant leur histoire d’amour sur fond de différences culturelles et religieuses dans The Big Sick en 2017. On espère donc beaucoup de cette nouvelle série d’anthologie à laquelle ils collaborent, qui raconte sur le ton de la fiction huit histoires bien vraies d’immigrants aux États-Unis qui ont été relatées dans une série d’articles d’Epic Magazine.
 

Little America AppleTv+, dès vendredi

Conseils pratiques

Lors de sa sortie l’an dernier, la première saison de cette comédie adolescente britannique a séduit la critique et le public grâce à ses personnages habilement construits et attachants et à son mélange ingénieux de situations parfois burlesques, parfois réalistes, mais toujours pertinentes, qui mettaient en lumière la sexualité des jeunes d’aujourd’hui et la difficulté de parler sérieusement d’un tel sujet. On retrouve donc le jeune Otis (Asa Butterfield), nouvellement amoureux et toujours « thérapeute sexuel » clandestin au sein de son école secondaire, qui est en proie à une épidémie de chlamydia… Il aura beaucoup de pain sur la planche.

Éducation sexuelle (V.F. de Sex Education) saison 2 Netflix, dès vendredi

 

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