«Apocalypse, la guerre des mondes»: sur le fil du rasoir nucléaire

La série «Apocalypse» revient avec un chapitre sur la guerre froide
Photo: TV5 La série «Apocalypse» revient avec un chapitre sur la guerre froide

Succès de distribution tous azimuts, la série française Apocalypse a raconté les deux grandes guerres et le totalitarisme avec une redoutable efficacité narrative. Réalisé à partir d’images d’époque colorisées qui ont fait la marque de la série historique, ce septième chapitre rompt quelque peu avec la formule éprouvée en embrassant plus large que jamais. Baptisé Apocalypse, la guerre des mondes, il s’aligne sur le fil du rasoir nucléaire : de la bombe atomique, en 1945, jusqu’à la chute de l’URSS, en 1991.

Les centaines d’heures d’archives restaurées ici sont une fois de plus soignées, le montage serré au maximum. À la narration, on retrouve un Mathieu Kassovitz impérial. L’acteur, réalisateur et scénariste est précis jusqu’au moindre détail, chaleureux dans ses inflexions tout en conservant la réserve nécessaire que commande un tel exercice. Cette leçon magistrale en six épisodes d’une heure est toutefois livrée au grand galop, faisant défiler des pans d’histoire qui en chassent aussitôt d’autres en plus d’en laisser plusieurs autres dans l’ombre.

La série écrite par Isabelle Clarke et Daniel Costelle paraît encore plus francocentrée débobinée à ce rythme effréné. En résultent également des raccourcis qui participent à noircir plus que nécessaire le bloc de l’Est communiste, tout en épargnant certaines relectures plus critiques des agissements des membres du bloc de l’Ouest. Cette immersion dans les eaux turbulentes de la guerre froide n’en demeure pas moins efficace, forte des efforts conjugués d’une quinzaine d’archivistes dont on salue une fois de plus la maestria.

 

Apocalypse, la guerre des mondes

Lundi, TV5, 21 h