«L’envers du paradis»: la face sombre des destinations soleil

La série y détaille les ravages du développement hôtelier.
Photo: Planète + La série y détaille les ravages du développement hôtelier.

La froide saison incite les frileux à lorgner du côté des destinations soleil pour tenir le coup jusqu’au printemps. Derrière les paysages idylliques de ces coins de paradis des régions tropicales se cachent souvent des réalités plutôt sombres pour les populations locales, qui ne profitent pas toujours des retombées de l’industrie touristique. Cette série de grands reportages français, dont certains ont été tournés il y a déjà quelques années mais qui n’ont pas perdu de leur pertinence, dresse le portrait du revers de la manne touristique d’une douzaine de destinations soleil.

On y trouve des destinations très prisées de nos cousins de l’Hexagone (l’île Maurice, Madagascar, Guyane, Tahiti), d’autres fréquentées par les Nord-Américains aux budgets « modestes » (République dominicaine, Playa del Carmen, Jamaïque, Miami) ou par des vacanciers plus « en moyens » (Saint-Barthélémy, Sainte-Lucie). Tous les reportages ont en commun d’illustrer avec de nombreux exemples les effets pervers de l’industrie touristique sur le développement des populations locales, qui n’arrivent pas à s’extirper d’une pauvreté souvent extrême.

On y détaille les ravages du développement hôtelier (lequel profite le plus souvent à des entreprises étrangères) sur l’environnement et l’accès aux ressources de base, telle l’eau potable. Il engendre aussi le développement de réseaux de trafic de drogue et de prostitution qui entraînent souvent des flambées de violence que les autorités ont de la difficulté à contenir. Des portraits bien sombres, qui font réfléchir sur nos choix en tant que voyageurs. À méditer avant de se magasiner un tout-compris.

 

L’envers du paradis

Planète +, les vendredis, 21 h, jusqu’au 20 mars