Rodeo FX signera les effets visuels de la 4e saison de «Stranger Things»

L’entreprise montréalaise RodéoFX a été retenu par Netflix comme principal partenaire d’effets visuels pour la quatrième saison de «Stranger Things».
Photo: Netflix L’entreprise montréalaise RodéoFX a été retenu par Netflix comme principal partenaire d’effets visuels pour la quatrième saison de «Stranger Things».

Le studio québécois Rodeo FX a été retenu par Netflix comme principal partenaire d’effets visuels pour la quatrième saison de Stranger Things. L’annonce a été faite au terme de la visite du premier ministre François Legault et du président de la société d’effets visuels, Sébastien Moreau, au quartier général de Netflix, à Hollywood, lundi avant-midi.

L’entente assure le maintien de 100 à 150 emplois — bien rémunérés, selon M. Legault — au Québec. « De savoir que ce sont des Québécoises et des Québécois qui sont derrière les impressionnantes images qu’on voit dans des séries d’envergure internationale comme Stranger Things me fait chaud au coeur. Cette annonce illustre à merveille tout le potentiel que nous avons au Québec dans le domaine du cinéma, de la télévision et des effets visuels », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement québécois s’évertuera toute la journée lundi à convaincre des acteurs de l’industrie du cinéma basés à Hollywood à s’établir à Montréal pour y réaliser plusieurs tournages.

« Nous sommes heureux d’en discuter », s’est contenté de répondre un patron de Netflix, duquel il a reçu un accueil poli.

Dans l’attente du vice-président productions internationales originales, Steve Squillante, M. Legault a vanté les talents québécois en production cinématographique et télévisuelle. « Nous sommes bien meilleurs que Toronto et Vancouver. Mes amis John Horgan et Doug Ford ne seraient pas contents de m’entendre, mais c’est vrai : meilleure qualité, meilleur prix, meilleur tout ! J’espère que nous pourrons conclure des ententes ensemble », a-t-il déclaré dans le hall d’entrée de la multinationale.

En matinée, le premier ministre a dit à la presse être « intéressé à avoir un studio permanent » à Montréal. « Je ne m’attends pas à signer de contrats aujourd’hui, vous allez comprendre. Mais, je sens déjà — il y a des approches préliminaires qui ont été faites — des belles ouvertures et je m’attends dans l’année qui vient qu’il y ait des contrats signés », a-t-il fait valoir dans une mêlée de presse. « On veut dire à Netflix : diffusez des productions québécoises puis […] venez produire au Québec avec des employés québécois, créez des emplois payants au Québec. Ce sont des emplois de 75 000, 100 000 [dollars] par année. C’est exactement dans la lignée de ce qu’on veut faire », a-t-il poursuivi.

Après les studios de Netflix, M. Legault s’arrêtera lundi après-midi dans les studios de Sony Pictures Studio, The Walt Disney Company (Disney +, 21st Century Fox, Marvel, ABC Studios, Fox) et de NBC Universal. Le premier ministre s’est entretenu ce matin avec le réalisateur Roland Emmerich, qui connaît bien la métropole québécoise. Le créateur d’Independence Day, Godzilla, The Patriot, entre autres choses, a avoué y posséder pas un, mais deux condos à Montréal. Il y affectionne « la culture française » mais l’absence de Français.

M. Legault cassera la croûte avec le réalisateur du film Dallas Buyers Club et de la série Big Little Lies, Jean-Marc Vallée : « une belle fierté pour tous les Québécois ».

D’autres détails suivront.

 
 

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.