«Valérie et moi»: les révolutions d’un film et d’une femme

Danielle Ouimet (au centre) est devenue le symbole, un peu timide, d’une révolution morale et sexuelle au Québec.
Photo: Olivier Ouimet Danielle Ouimet (au centre) est devenue le symbole, un peu timide, d’une révolution morale et sexuelle au Québec.

Valérie, le premier film « de fesses » québécois, a célébré son demi-siècle l’été dernier. Cet anniversaire est le fil conducteur de ce documentaire lancé par son actrice principale, Danielle Ouimet, qui est devenue le symbole, un peu timide, d’une révolution morale et sexuelle alors déjà en cours au Québec.

L’animatrice et comédienne relate avec générosité les circonstances qui l’ont menée à la tête de la distribution de ce long métrage (dont elle ignorait la nature coquine au début du tournage !) et se confie sur les conséquences, positives et négatives, que cette première expérience professionnelle de jeu a eues sur son existence, entre autres sur sa vie de famille. Elle fait part de ses réflexions sur l’effet du film sur la société québécoise en compagnie d’amis (Jean-Pierre Coallier), de collègues (Dominique Michel) et de personnalités publiques (Denise Bombardier), dont les commentaires ne font pas toujours avancer le propos du documentaire.

Les interventions de certains artisans du film, dont le directeur photo et l’un des scénaristes, s’avèrent beaucoup plus intéressantes. On apprend ainsi que le réalisateur, Denis Héroux, envisageait d’abord de faire un documentaire sur le milieu de la prostitution, mais a dû se raviser devant les dangers d’une telle entreprise. Il a plutôt fabriqué un mélodrame à succès qui a « révolutionné » et décoincé l’industrie cinématographique d’ici…

 

Valérie et moi

Artv, vendredi, 21 h et Radio-Canada, le 17 décembre, 21 h