«Magaret Atwood: Encounters»: parcours d’une écrivaine populaire sans le vouloir

L'écrivaine Margaret Atwood
Photo: Peter Bregg White Pine Pictures L'écrivaine Margaret Atwood

La romancière, poète et essayiste canadienne-anglaise Margaret Atwood profitait déjà d’une renommée internationale appréciable, bien avant l’adaptation télévisée de son roman dystopique La servante écarlate. La grande popularité de la série et l’écho de son propos dans l’actualité politique et sociale de nos voisins du Sud ont permis à l’écrivaine ontarienne d’élargir son lectorat et d’acquérir un statut de vedette de la littérature mondiale, rôle qu’elle ne se voyait pas occuper au début de sa carrière.

Dans sa biographie très riche en archives audiovisuelles personnelles et médiatiques, on l’entend en entrevue dans les années 1980, surprise d’être devenue une auteure « populaire », alors qu’elle n’aspirait qu’à être une « bonne écrivaine ». On a tendance à croire qu’elle a réussi, au vu et au su de la chronologie des titres marquants de son œuvre, remis dans le contexte de leur création et commentés par certains artistes qui s’y sont aventurés de près, dont les scénaristes des séries télévisées La servante écarlate et Alias Grace, qui se déploie tout au long de ce documentaire classique et parfois complaisant.

Au fil des témoignages de proches, de collègues et d’artistes qui l’ont côtoyée et des séquences où l’on suit la Margaret Atwood d’aujourd’hui en voyage à Amsterdam ou sur le plateau de tournage de la Servante, on découvre une femme de tête, de cœur, combative et même militante quand il le faut. Même à l’aube de ses 80 ans.

 

LE COURRIER DES ÉCRANS

Le meilleur et le pire des écrans, petits et grands, vus par nos journalistes cette semaine. Inscrivez-vous, c'est gratuit.


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront le 5 septembre 2019.

Margaret Atwood : Encounters

CBC GEM, dès mardi