«Le rêve de Walaa»: manifeste de la jeune Palestinienne 

Photo: ONF

Élevée dans le camp de réfugiés de Balata, aux abords de Naplouse, en Cisjordanie, la jeune Palestinienne Walaa Khaled Fawzy Tanji n’a qu’une idée en tête : tenir un fusil, et, accessoirement, devenir policière dans les Forces de sécurité palestiniennes. Effrontée, sanguine et coriace, la rebelle au centre du multiprimé documentaire Le rêve de Walaa en est indiscutablement le soleil irradiant.

Privée trop longtemps de sa mère Latifa, qui a purgé huit ans de prison pour avoir comploté un attentat, Walaa a grandi dans l’ombre d’une grande violence, celle des armes, mais aussi celle, plus pernicieuse, de la pauvreté ordinaire des camps de réfugiés. Sans jamais pourtant se laisser écraser. La détermination qui anime la Palestinienne, à laquelle la cinéaste canadienne Christy Garland a attaché sa caméra de ses 15 ans à ses 21 ans, est à cet égard proprement remarquable.

À travers son regard décomplexé, mais éminemment respectueux, on suit avec autant d’admiration que d’ébahissement le cheminement à la dure, parfois volcanique, de Walaa vers son rêve d’autonomie. Au Devoir, lors de son passage aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, en novembre dernier, Christy Garland résumait ainsi la dualité problématique, mais irrésistible de la Palestinienne : « C’est une fille intéressante parce qu’elle enfreint les règles, mais aussi parce qu’il y en a certaines qu’elle apprend, de haute lutte, à respecter. » Ce faisant, elle donne à tous une impétueuse leçon de résilience.

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Le rêve de Walaa

Planète +, lundi, 20 h